Sanseverino

Concert | Casino de Paris | En savoir plus


Lundi 9 novembre, Sanseverino nous donnait rendez-vous au cœur du IXe arrondissement, dans le Casino de Paris, pour nous présenter son album inspiré par le roman Papillon d’Henri Charrière. En retraçant l’histoire de ce caïd montmartrois, Sanseverino nous proposait un véritable ” karaoké littéraire”, comme il le définit lui-même. Pour raconter en musique l’épopée de celui qui serait resté treize  années entre les barreaux, entrecoupant son séjour de plusieurs tentatives de fuite, Sanseverino a choisi de revenir au bluegrass, genre auquel il s’était déjà exercé dans son album Honky Tonk. Contrairement à l’image que nous avions pu en garder, le chanteur n’évolue pas exclusivement dans l’univers d’un swing manouche qu’il a toutefois contribué à populariser.

Le concert s’est ouvert sur des reprises de Johnny Cash interprétées par le groupe de rock de la compagne de Sanseverino. Il fut difficile d’en apprécier la juste valeur car il fallut plus d’une heure pour que le public soit définitivement installé. Toutefois, nous avons pu apprécier le superbe jeu d’éclairage ainsi que le très bon équilibre du son qui fut de la même qualité tout au long de la soirée. Une fois la salle comble, Sanseverino raconta ce véritable conte musical qu’est Papillon, durant toute la première partie du concert, avec au-dessus de sa tête des portes de prison se balançant dans le vide. Après un rappel, il nous offrit une reprise éblouissante du tube « I’m A Man of a Constant Sorrow » ainsi que d’autres standards de la country. Du banjo à la mandoline en passant par le violon et bien sûr la guitare, la virtuosité était de mise.

Dans une seconde partie, le bluegrass laissa place au rock. Sanseverino se livra à des reprises de ses plus grands succès pour notre plus grand plaisir. L’atmosphère changea radicalement et toute la salle se leva pour danser au son saturé des guitares électriques. Le chanteur Boule, Bénabar, et d’autres invités furent conviés à interpréter une chanson avec Sanseverino.

L’ambiance n’a fait que croître tout au long de la soirée pour atteindre son acmé après quatre rappels, lorsque Sanseverino finit par inviter le public à monter sur scène pour y danser sur le rythme effréné de « L’Etrangère » de Léo Ferré. C’est à ce moment que nous avons pu constater l’extrême diversité du public : des enfants jusqu’aux personnages âgées, Sanseverino a su rassembler toutes les catégories d’âges autour d’un spectacle festif, décalé et plein d’humour.

Léo Guillou-Keredan
Illustration : Sony Music