La puce à l’oreille / G. Feydeau (texte), Lilo Baur (mise en scène) / Comédie Française / Octobre 2019

Image d’entête : Galerie de la Comédie Française, © Brigitte Enguérand

Pour la première fois depuis 1978, la Troupe de la Comédie-Française joue La Puce à l’oreille de Georges Feydeau. Et Lilo Baur a totalement dépoussiéré ce monument du théâtre de boulevard. 

J’ai toujours cru connaître Feydeau. Alors que je me rendais au théâtre, en attendant sur le quai de la ligne 1, Jacques Charon, Jean Piat et Robert Hirsch se succédaient dans ma tête. Assis dans le métro, c’était cette réplique de Camille Bouzin qui m’occupait l’esprit : « C’est… le Figaro que Madame lit ? » (à lire avec la voix), je souriais. Mais ce soir-là, Il m’a semblé redécouvrir Feydeau. Lilo Baur a tout simplement fait renaître Feydeau devant mes yeux. Et je suis rentré avec la satisfaction d’avoir vu un Feydeau.

Dans les quelques secondes qui séparent ce premier silence – fait par les spectateurs impatients, des premières répliques, on s’imagine l’action qui va animer l’espace. Que va-t’il se passer dans cet intérieur bourgeois des années soixantes ? Que va-t-on écrire sur cette table, et quelles sont les histoires qu’on va se raconter sur ce canapé vert, qui trône au centre de la pièce ? A peine a-t-on le temps d’imaginer comment les acteurs vont interagir avec le globe terrestre placé au fond qu’une musique très dansante – qui rappelle celle des films de Jacques Tati, accompagne l’entrée d’un premier acteur. La pièce est lancée, les quiproquos peuvent commencer. 

Raymonde Chandebise soupçonne son époux Victor-Emmanuel Chandebise, pourtant très fidèle, de la tromper. C’est un colis reçu du Minet-Galant qui lui a mis « la puce à l’oreille ». Elle décide alors de monter un coup à son mari pour le pincer. Un vieux truc vu au théâtre : une lettre anonyme et bien parfumée, écrite par son amie Lucienne Homénidès de Histangua, invite Victor-Emmanuel à se rendre au Minet-Galant. Par un concours de circonstances, tout le monde se retrouve à l’hôtel et tout le monde cherche à s’éviter car personne ne veut y être vu.  

Les portes claquent, les acteurs rentrent et sortent, des skieurs passent derrière la baie vitrée et soudain, des coups de feu sont tirés, la tournette intervient et un vieillard apparaît sur un lit. Ensuite, c’est une serviette qui tombe et un acteur qui, d’un coup, est nu devant nous – pour cette scène, l’action se passe à Montretout. Un whisky remet le facteur sur son vélo et la valse des cocus reprend. Un acteur nous laisse à peine le temps de réagir à sa réplique qu’il est déjà sorti par la fenêtre. Quand le premier acte est fini, les acteurs reviennent sur scène, ils changent le décor en dansant, toujours sur la même musique et sans interruption : on est projeté à l’acte deux. 

Je vous ai dit ce que j’ai vu et voilà ce que vous allez voir. Prêtez attention aux nombreux détails qui font la pièce mais méfiez-vous des lettres anonymes en rentrant du théâtre, elles sont souvent le début d’histoires vaudevillesques. 

— Simon LEFEBVRE

Le salon immense d’un chalet de montagne, en bois du sol au plafond – par la fenêtre de la baie vitrée, un paysage enneigé. A l’intérieur, un canapé vert vif et une table basse d’un bleu éclatant sont accompagnés d’une cheminée qui crépite artificiellement grâce à une image numérique, ainsi que d’une peau de tigre servant de tapis. Le décor est planté. 

Soudain, voici deux femmes toutes colorées qui s’animent et s’agitent : Raymonde Chandebise confie à sa meilleure amie Lucienne Homénidès de Histangua qu’elle soupçonne son mari, Victor-Emmanuel, de la tromper. Pour preuve, un colis arrivé le matin même de l’hôtel du Minet-Galant, et qui lui a mis « la puce à l’oreille ». Seule solution, écrire une lettre à Victor-Emmanuel, sous une fausse identité de femme, et lui donner rendez-vous à ce même hôtel. S’il se présente, c’est qu’il est coupable ! Mais les choses ne se passent pas comme prévu, d’autant que ce mari « volage » ne peut croire que la lettre lui est réellement adressée. Pour sûr, c’est à son associé, Romain Tournel, un bel et grand homme un peu benêt, auquel cette femme pensait ! Les voilà tous, déguisés pour ne pas être reconnus, qui arrivent par vagues successives dans le fameux hôtel, repère des amours adultères. Mais les quiproquos s’enchaînent, et l’on est assailli de mensonges et de vérités, dont les révélations se font toujours à contre-temps ! D’autant que Victor-Emmanuel Chandebise ressemble trait pour trait à Poche, le valet alcoolique de l’hôtel – ce qui ne simplifie en rien la résolution des intrigues !                                                     

Les portes claquent, les décors tourbillonnent, les personnages apparaissent et disparaissent dans un jeu de non-dits tout à fait énergique et drôle. Les traits sont quelque peu forcés, mais c’est ce qui rend si palpitante et touchante cette course folle vers des amours que l’on croyait perdus et que l’on s’échine et s’écharpe à retrouver ! Il y a quelque chose de très actuel, sous couvert de rires, dans cette pièce que Feydeau rédigea en 1907. Sans vulgarité ni trop de généralités, la pièce dessine l’amour sous toutes ses formes, les doutes qu’il inspire, les combats à mener pour le conserver. Elle parle du déclin de la sexualité masculine avec une simplicité rare et désarmante. Dialogues d’orfèvre et situations tant géniales que grotesques, La puce à l’oreille est un présent théâtral à savourer !          

— Margaux Daridon

Mise en scène par Lilo Baur avec les sublimes comédiens de la Comédie Française, la pièce de Georges Feydeau, La puce à l’oreille, reçoit rires, acclamations et applaudissements.

Avec art, Lilo Baur produit un spectacle hilarant mais raffiné. Le texte de Feydeau nous livre une intrigue loufoque : jeux de duperies, tromperies, jeux de doubles, portes qui claquent, malentendus et quiproquos chers à l’écriture de G. Feydeau. Comme toujours chez Feydeau, le nœud de l’intrigue est simple : Raymonde Chandebise se croit trompée par son époux et tente de le pincer. Cependant, quiproquos et malentendus ramifient ce scénario de base, et ce jusqu’à l’étourdissement. On voit se précipiter sur la scène : un mari espagnol jaloux et hilarant, aux intentions meurtrières ; un cousin saugrenu ne sachant pas articuler les consonnes ; un boxeur afro-américain, séducteur invétéré ; une gérante d’hôtel déguisée en sapin de Noël ; son mari, ancien militaire névrosé ; un domestique roué de coups de pieds au derrière ; un médecin charlatan et, enfin, tout un personnel farfelu et comique. Tous les types de comiques sont présents : comique de gestes – coups de pieds et bastonnades, chutes et sauts -, comique de mots – jeux de mots et sous-entendus grivois-, comique de situation – jeu de sosies et de doubles, lits qui tournent -, comique de caractère – le grivois américain, l’espagnol jaloux et sanguinaire avec son accent risible –, comique de répétition – le défaut de prononciation du cousin…

C’est un délice de divertissement. Le vaudeville de Feydeau et son écriture de l’absurde disent des choses sur « la fidélité, la jalousie, l’amour et la passion, avec les chagrins qui les accompagnent et qui sont des thèmes éternels » (Lilo Baur), intemporels. Cette intemporalité se traduit par le parti-pris de modernisation de la pièce par Lilo Baur : « dans mon parti-pris spatio-temporel, je projette l’histoire et les mœurs de Feydeau dans l’univers des années 1960 ». Le cadre bourgeois/parisien de Feydeau s’efface au profit d’un univers, toujours bourgeois mais rural : une station de ski pour les plus aisés au milieu des années 60. Un grand intérieur avec baie vitrée se donne à voir dans le premier et le troisième acte : « un contraste entre le calme de l’extérieur et l’hystérie dans l’appartement » nous livre la metteuse en scène. Quant au deuxième acte, il se passe dans l’hôtel du Minet-Galant, hôtel où l’on se livre librement à la tromperie et à l’infidélité, en particulier durant la période de Noël. Cette transposition temporelle – années 60 à Noël – et spatiale – la montagne pour le Paris bourgeois crée un émerveillement nouveau chez le spectateur familier des mises en scène de Feydeau. L’élégance du décor et des costumes modernes enthousiasme le spectateur. Le spectacle n’en perd néanmoins pas sa visée originelle et universelle : remettre en question la violence des passions humaines. À la lumière du récent ouvrage The Trial of Lady Chatterley’s Lover, Lilo Baur nous confie sa vision de la Femme chez Feydeau : une femme qui prend en main la situation, usant de ruse pour se venger de son mari. Les deux personnages de Raymonde et Lucienne incarnent l’intelligence féminine face au mari tourné au ridicule. Lilo Baur nous donne à sentir un féminisme sous-jacent dans l’écriture de Feydeau. 

Enfin, nous pourrions dire que la pièce de Feydeau dirigée par Lilo Baur nous offre une multitude de coloris : tout d’abord, bien évidemment, le rire, l’humour, le divertissement ; mais également un discours, plus discret, sur la folie de la jalousie humaine, et la subtile puissance de l’autonomie féminine. Un spectacle désopilant, burlesque, comique, cocasse, amusant, drôle, récréatif mais profondément soigné, à voir ! 

— Maeva GRECO

« La puce à l’oreille » ouvre la saison automnale de la Comédie Française. La pièce, adaptée d’après un vaudeville de Georges Feydeau, a plus de cent ans. Néanmoins, nous pouvons nous réjouir de la géniale interprétation de « La puce à l’oreille », ici mise en scène par l’actrice et metteuse en scène suisse Lilo Baur. Le choix d’une telle pièce pièce, écrite par cet auteur comique de la fin du XIXème siècle est le bienvenu : une grande diversité de personnages qui interagissent sur scène, le sujet de la trahison conjugale et une excellente réalisation de l’effet comique par des malentendus et des quiproquos. Par ailleurs, la metteuse en scène a choisi de ne pas garder le contexte classique du vaudeville, transportant l’action dans les années 1960, à la maison de famille des Chandebise pendant la période de Noël. « J’avais envie d’un intérieur bourgeois avec une grande baie vitrée à travers laquelle on voit la neige. Un contraste entre le calme à l’extérieur et l’hystérie dans la maison », – explique dans l’une de ses interviews Lilo Baur. Effectivement, sans lire la version originale du vaudeville, on pourrait jurer que ce contexte avait été pensé dès le départ : le décor, tout en couleurs pop, s’associe harmonieusement avec la situation comique. Le style vestimentaire respecte également l’élégance des années 60 (les costumes sont réalisés à l’atelier de la Comédie Française par Agnès Falque). 

En parlant du décor et de son rôle dans la réalisation théâtrale, on ne peut faire l’impasse sur le théâtre qui accueille les spectateurs, et ce dès sa magnifique entrée, son péristyle et l’escalier d’honneur. La salle Richelieu est impressionnante : le velours précieux, les lustres, les moulures dorées… Le plafond, orné par Apollon, les Muses et le Jardin d’Eden… Le lustre brille de ses cent-vingt ampoules et quatre-cent-cinquante pendeloques de cristal, si l’on en croit l’ancien directeur général du théâtre, Patrick Devaux. Cette riche décoration augmente le plaisir esthétique. Je concentre mon regard sur la scène. 

La comédie compte trois actes sans entracte. Aux premier et troisième actes; les héros sont au domicile de Monsieur Chandebise, directeur de la Boston Life Company. On voit un grand salon avec plusieurs portes et une baie vitrée permettant de suivre les actions qui se déroulent à l’extérieur. 

Madame Chandebise (Anna Cervinka) soupçonne son mari de trahison : elle a trouvé des bretelles livrées par l’hôtel du Minet-Galant. Raymonde Chandebise décide alors de tendre un piège à son mari Victor-Emmanuel (Serge Bagdassarian). Elle demande à son amie Lucienne (Pauline Clément) d’écrire une lettre anonyme à Victor-Emmanuel dans laquelle elle lui propose un rendez-vous à l’hôtel du Minet-Galant. Les dames parfument la lettre et la postent. Le premier acte se termine par la lecture de cette lettre compromettante par tous les héros de la comédie : Romain Tournel, collègue de Victor-Emmanuel, croyant que cette lettre lui est adressée ; Carlos Homenidès de Histangua, mari de Lucienne, qui reconnaît l’écriture de sa femme – ce qui le rend furieux. 

Le deuxième acte nous emmène à l’hôtel du Minet-Galant, où l’on découvre la salle de réception avec son grand escalier qui monte au premier étage, ainsi que quelques portes menant aux chambres où sont logés les clients de l’hôtel. Tous nos héros se retrouvent à l’hôtel, créant une situation comique. Le simple fait que le garçon d’hôtel, Poche, soit le parfait sosie de Monsieur Chandebise fait rire les spectateurs. 

Pour la première fois, j’ai vu un changement de décor entre les actes par les acteurs eux-mêmes, qui dansaient en écoutant de la musique rythmique. Le déplacement des meubles, inclus harmonieusement dans la pièce, n’empêche en rien d’apprécier celle-ci. La musique originale de Mich Ochowiak accompagne toute la pièce théâtrale, du premier acte (le bar musical avec les boissons alcoolisées) jusqu’au dernier moment du spectacle et les applaudissements des spectateurs. 

La scénographie d’Andrew D. Edwards a trouvé une solution fonctionnelle pour utiliser l’espace et le décor : à l’hôtel, nous observons la chambre double où le mur et le lit tournent, permettant ainsi de voir et la chambre de Madame Chandebise et la chambre de Baptistin, l’oncle du chef de l’hôtel. Plusieurs portes permettent également aux acteurs de circuler librement. 

Mais le succès du spectacle est d’abord incarné par la troupe des acteurs et leur jeu professionnel. Les répliques exactes, les mouvements naturels et les interactions cohérentes entre les nombreux artistes – tous ces éléments nous offrent un vrai plaisir esthétique. Je voudrais mettre en avant le jeu du jeune acteur français Jérémy Lopez dans le rôle de Carlos Homénidès de Histangua. L’acteur montre parfaitement le caractère hystérique de cet espagnol en colère qui soupçonne sa femme de trahison.

On peut reprocher à la pièce quelques mouvements exagérés au moment de changer les décors. La danse des acteurs devient trop comique, trop artificielle quand tous les personnages essaient de faire rire au maximum – mais c’est cela la comédie, ça dépasse les limites et la légèreté s’en va ; parfois, on n’a plus confiance dans les acteurs et on devient sérieux, on regarde ces gens sans rire. Il faut noter également le moment où le docteur Finache sort nu devant le spectateur, quelques secondes – mais le public n’était pas prévenu et la réaction d’une mère qui ferme les yeux de sa fille de neuf ans me donne à comprendre qu’il aurait quand même fallu prévenir ce moment avant le spectacle.  

Pour conclure, je voudrais ajouter juste une phrase : je reviendrai avec plaisir à la Comédie Française pour voir « Un fil à la patte ! », la deuxième comédie pleine d’humour de Feydeau. 

— Katsiaryna SAMKOVA

J’ai été voir le 22 octobre 2019 la pièce de Georges Feydeau La Puce à l’oreille, mise en scène par Lilo Baur avec les comédiens de la Comédie Française. L’intrigue est assez typique des vaudevilles bourgeois de Feydeau : Madame Chandebise soupçonne à tort son mari de la tromper. Au moyen d’une fausse lettre d’amour, écrite par sa meilleure amie Lucienne, elle l’attire à l’hôtel du Minet-Galant pour le prendre sur le fait. Mais quand celui-ci envoie à sa place son meilleur ami, et que la lettre tombe entre les mains du mari de Lucienne, bien décidé à se venger, tout se complique. La maisonnée entière se retrouve dans l’hôtel, pour un imbroglio de portes qui s’ouvrent et de panneaux coulissants. Ajoutez à cela que le valet de l’hôtel est le sosie parfait de Monsieur Chandebise, et le quiproquo devient inextricable…

La première qualité de la mise est scène reposait sur la gestuelle des comédiens. Lilo Baur reconnaît qu’elle a puisé à la source du cinéma muet, et c’est là une heureuse inspiration qui donne à sa mise en scène tout son charme. Les changements de décor en sont devenus hilarants, et le comique de gestes était toujours réussi. Les scènes de lutte, de courses-poursuites, de chutes, etc, étaient particulièrement réussies, presque acrobatiques, et de manière générale les comédiens me semblaient toujours avoir le geste juste. On peut aussi noter que Lilo Baur a ajouté quelques éléments comiques muets. Elle a transposé la scène dans une station de sports d’hiver des années 60, et la baie vitrée qui fermait l’un des pans du décor permettait de voir passer des skieurs, qui guettaient même les disputes du IIIème acte. S’ils étaient réussis, on peut presque regretter que ces gags adventices n’aient pas été plus nombreux. Leur apparition somme toute très sporadique en faisait des moments plaisants, mais pas vraiment intégrés à la pièce, comme un essai resté finalement à l’état d’ébauche timide.

La gestuelle m’a donc beaucoup plu, mais ce qui m’a vraiment gênée dans cette mise en scène, c’est la diction des personnages. J’ai trouvé que les deux personnages féminins principaux, Mme Chandebise et son amie Lucienne, étaient beaucoup trop caricaturaux. Les deux comédiennes adoptaient une voix très aiguë, ce qui donnait vraiment l’impression que le personnage était celui d’une sotte superficielle. C’était peut-être effectivement la vision qu’avait Feydeau des bourgeoises qu’il mettait en scène, mais cette manière de jouer de la part des comédiennes m’a vraiment fatiguée. Au final, tous les personnages féminins donnaient l’impression d’être des potiches interchangeables, et c’est vraiment dommage – car même en mettant de côté toute question de représentation des genres, on se retrouve avec des personnages qui n’attirent vraiment aucune sympathie, et des comédiennes qui n’attirent pas du tout l’admiration.

Au contraire, on peut saluer les performances de deux comédiens. Serge Bagdassarian est amené à jongler entre deux personnages qu’il joue simultanément, et avec tant de brio que j’entends à la sortie certains spectateurs qui n’ont compris qu’au moment du salut final, Bagdassarian passait d’un personnage à l’autre. Quant à Jean Chevalier, il incarne un personnage affublé d’un défaut de prononciation, et joue donc tout son rôle sans prononcer une seule consonne ! Une belle performance.

Mon avis final est donc mitigé. Je me suis bien amusée, oui, et j’ai trouvé que les effets visuels de la mise en scène de Lilo Baur étaient une réussite complète. Mais je reste un peu déçue du traitement des personnages féminins, qui respirent trop la superficialité. Est-ce la faute de Feydeau ?

— Mathilde Bernardot