[INTERVIEW] Rencontrez Ornella Picard, en Licence de 2 d’Histoire de l’Art et Archéologie !

RENCONTRONS NOUS ! Malgré le contexte sanitaire inédit, la Direction de l’Action Culturelle continue de promouvoir la culture au sein de Sorbonne Université. Car c’est auprès de vous, étudiant·e·s, personnels et enseignant·e·s, que nous trouvons les trajectoires et les liens les plus inspirants, nous avons décidé de vous donner la parole ! Vous avez été nombreux·ses à vous mobiliser en répondant à ce questionnaire. Aujourd’hui, rencontrons Ornella Picard, étudiante en L2 Histoire de l’Art et Archéologie !

Bonjour Ornella ! Tu es étudiante à Sorbonne Université, peux-tu te présenter brièvement ?

Bonjour, j’ai 19 ans et je suis actuellement en L2 Histoire de l’Art et Archéologie. Je pratique depuis mon plus jeune âge le dessin, mais également la peinture (aquarelle, acrylique, gouache, peinture textile, bombe…), le pastel, les crayons de couleurs, les feutres à alcool… tout ce qui touche de près (ou de loin) à cette pratique qui est plutôt large. J’aime beaucoup réaliser des personnages. Je fais aussi des portraits, des animaux ou des paysages. 

Crédit image : Autoportrait, Ornella, 2020.

Quelle est ton implication dans la vie culturelle, en particulier celle de l’université ?

J’ai participé à des séances d’arts plastiques organisées par un groupe d’étudiants. Elles prenaient place le vendredi à Jussieu. Je recommande cette activité universitaire, le groupe est chaleureux et ne demande aucun engagement. Pour mes projets, depuis l’année dernière, je réalise les illustrations d’un livre pour enfants écrit par ma mère. Elle voulait rendre accessible la pratique de la sophrologie aux plus jeunes en leur créant une histoire interactive.  

Depuis combien de temps te consacres-tu à ces projets ?

Je m’y consacre depuis 2020, ma mère ayant commencé à écrire ce livre durant le premier confinement. Il fallait donc déjà réfléchir aux personnages, à quels moments de l’histoire seraient illustrés, pour quelle raison… Le travail s’est étalé sur une longue période, à cause de mes études qui sont très prenantes. J’ai tout de même finalisé ce projet cette année. 

Comment t’es venu l’envie de monter ce projet ?

J’aimerais devenir illustratrice si cela est possible. Quand ma mère m’a dit qu’elle voulait écrire une histoire autour de la sophrologie pour pouvoir capter l’attention des enfants lors de ses séances, et éventuellement l’éditer, j’ai trouvé que c’était une bonne idée. 

Est-ce que réaliser ce projet t’a apporté quelque chose en tant qu’étudiante ?

Il ne m’a pas vraiment apporté quelque chose en tant qu’étudiante car ce projet ne prenait pas place dans le cadre universitaire. 

Et dans ta vie personnelle ?

Oui, il m’a permis de me rendre compte des différentes manières de réaliser les images d’un livre, de l’agencer éventuellement, et de comment faire des illustrations qui s’accordent avec le propos, le thème.

Est-ce que ce projet a changé ou bien précisé ton projet professionnel ? Étais-tu fier de toi ?

Ce projet a précisé ce que je voulais véritablement : faire de l’illustration. Je suis très fière de cet ouvrage et le temps consacré me conforte dans cette idée. Maintenant, il ne manque plus qu’à trouver un éditeur intéressé ! 

Plus généralement, quelle est l’importance de la culture dans ta vie ?

Étant étudiante en Histoire de l’Art, je peux affirmer sans risque que la culture a une place centrale dans ma vie. Mais bien avant, la culture jouait déjà un rôle prépondérant. Je dessine et je peins depuis toute petite, je me suis donc intéressée très tôt aux musées. J’aime y aller pour voir et surtout pour reproduire les œuvres. La littérature aussi est importante, car elle est un support génial pour l’imagination (et pour les belles illustrations).  

Penses-tu que la culture et l’art sont essentiels dans une société ? Pourquoi ?

Oui, la culture et l’art sont importants dans une société. Ils sont omniprésents dans notre quotidien, et font partie de notre patrimoine, même à petite échelle. Ils sont importants car leurs limites sont floues, leur champ d’action large : nous allons au musée, à des expositions, à des spectacles ; nous lisons des livres, regardons la télévision, Youtube, des matchs, nous voyageons… La culture permet aussi aux pays de partager des idées communes et donc d’avoir des interactions. Ou alors de pouvoir découvrir des pratiques et des façons de penser différentes des nôtres, voire de  changer notre vision des choses. Même au sein d’une communauté, la culture est valorisante car nous la partageons. L’art est majeur, autant pour ceux qui le pratiquent que pour ceux qui l’observent. L’art permet de transmettre un message, un sentiment. Je pense donc qu’il faut les préserver car tout le monde est touché par la culture et l’art.

Selon toi, quels sont les avantages à mener un projet culturel pendant ses études ?

Je pense que cela est toujours valorisant de pratiquer ce que l’on aime, soit seul soit au sein d’une communauté. À la fin – et même pendant, on ne peut que ressentir la fierté d’y avoir participé. Un projet ou une association permet également de prendre du recul sur ses études et se changer les idées

Quelles étaient tes attentes avant de commencer ce projet ? Est-ce que les choses se sont passées très différemment de ce que tu attendais ?

Je n’avais pas vraiment d’attentes en commençant ce projet, mais je ne m’attendais cependant pas au temps (avec le recul, plutôt conséquent) qu’il m’a pris. Mais quand on est dedans, tout paraît plus rapide. 

Comment tes projets ont-ils été influencés par la situation sanitaire actuelle ?

La crise sanitaire n’a changé en rien ma pratique, au contraire, elle m’a permis d’être bien plus créative dans un sens. C’est durant le premier confinement que je me suis décidée à faire mon compte Instagram afin de partager mes dessins. De plus, la pratique du dessin – et tout ce qui l’englobe (peinture, bombes, pastels, etc.) – ne demande pas d’aménagements particuliers, d’autres personnes ou de déplacements (je pense notamment au théâtre qui peut s’avérer plus difficile…).  

As-tu pu continuer ta pratique malgré le Covid ?

Oui, j’ai donc pu continuer ma pratique. 

Parlons de tes futurs projets… En as-tu ? Quels sont-ils ?

J’aimerais beaucoup finir un pantalon que je suis en train de peindre. Il me prend aussi du temps car j’essaye d’en faire une sorte de patchwork rempli d’images tirées des illustrations de Rébecca Dautremer. Également, j’aimerais m’essayer à la bande-dessinée, pour l’instant j’essaye de trouver l’histoire et les personnages, je verrai comment cela évolue.  

Y a-t-il un artiste ou un événement que tu aimerais partager / recommander ? Un dernier mot ?

J’aimerais recommander deux illustrateurs français que j’affectionne particulièrement : Benjamin Lacombe et évidemment, Rébecca Dautremer. Si vous aimez la littérature, ils ont tous les deux illustré quelques grands romans. Par exemple, vous pourrez trouver pour Benjamin Lacombe le Bossu de Notre-Dame ou Carmen de Prosper Mérimée. Pour Rébecca Dautremer, le roman graphique Des souris et des hommes est magnifique ! 

Un grand merci à Ornella pour son témoignage et ses mots. Suivez la dès maintenant sur Instagram à l’adresse citée ci-après :

Si certains sont curieux à propos de mes dessins, j’ai un compte Instagram où je les poste :  @mlle_ornella_dessine_officiel ici.