Epicycle

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Je suis allée à la Pelouse de Reuilly dans le XIIe, le samedi 6 octobre au soir, sans avoir aucune idée de ce qui m’attendrait à l’intérieur de la grande tente du Village de Cirque. Déjà le nom « Epicycle » (grec : sur le cercle) ne dévoile pas grand chose – hormis l’accessoire principal du décor de spectacle : deux cercles métalliques immenses au milieu de la tente. C’est justement sur, sous, dans et autour de ces cercles, que les acrobates de la compagnie impressionnent leur audience, qui, de son côté, est soignée aux petits oignons grâce à des douillettes couvertures, allongée sur des chaises longues autour de la scène.

Pendant une heure, huit trapézistes, vêtus de costumes à la Peter Pan ou Avatar, se lançent de 13 mètres de haut dans le vide, dansent dans l’air et volent au-dessus des têtes des spectateurs. Tout cela en utilisant des moyens tout simples, comme le trapèze, quelques cordes et des roues. Pas une seconde sans suspens ou surprises extra-acrobatiques, tels ces jeux de lumière et d’ombre ou des mimiques et gestes comiques. Pendant que tous les sens sont stimulés par la performance des huit acrobates et la musique électroacoustique jouée en direct par Nicolas Forge, Epicycle laisse assez de place pour l’imagination et la réflexion. Un véritable plaisir pour la vue réalisé par l’Australien Andy Mitchell et mis en scène par le CirkVOST et J.P Zaccarini (plus d’informations sur le site : www.cirkvost.eu). – Christine Amtmann


Au Village du Cirque qui se situe sur la Pelouse de Reuilly (au 12e arr., près du Bois de Vincennes), la troupe de l’Epicycle amène ses spectateurs dans un monde inspiré de la BD. La mise en scène est de CirkVOST & J.P. Zaccarini, les costumes sont de Solenne Capmas.

Sous le grand chapiteau (conçu par Abaca/Lightweight Structures Engineers) le public est confortablement installé dans des transats qui se trouvent à gauche et à droite d’un immense arc métallique. Celui-ci est orné de roues, de cordes et de palans qui quelquefois servent à sécuriser les acrobates mais pour la plupart assurent l’harmonie entre les costumes et la scène. Les trapézistes ayant le courage de grimper au sommet de cet arc ou d’en sauter en bas sont : Benoît Belleville, Arnaud Cabochette, Melissa Colello, David Guillouart, Renald Musacchia, Jean Pellegrini, Sara Sandqvist et Cécile Yvinec. De plus, dans une capsule futuriste près de l’entrée, on voit l’homme-orchestre (Nicolas Forge) accompagne les trapézistes pendant leurs voltiges vertigineux.
Le concept est original ; le maquillage et les costumes des acrobates, ainsi que les grands cercles métalliques suggèrent un monde d’aéronautes d’une autre planète qui passent leur temps à voltiger. Aucun mouvement n’est déplacé, les acrobates voltigent ensemble en parfaite synchronisation avec la musique et ils ne laissent pas entrevoir l’immense travail qui doit se cacher derrière la préparation de ces voltiges. Au contraire, ils se montrent peu soucieux et chaque acrobate reste dans son rôle pendant tout le spectacle : soit le drôle, soit le chef. Les scènes divertissantes alternent avec les scènes angoissantes ; l’Epicycle est pourtant accessible à tous âges. Parfois, les lumières s’éteignent et, dans l’obscurité où quelques petites lampes illuminent le vaste chapiteau, la musique accompagne des mouvements moins rapides, moins joyeux. Ces scènes-là, précédées par ce qui semble être des orages, se terminent souvent par la chute brusque d’un personnage et l’arrêt de toutes les lumières.

Au fur et à mesure, on se perd dans ce monde fictif et l’indication de la durée d’une seule heure semble surprenante quand on sort de ce rêve de voltiges. Les acrobates s’inclinent – toujours en maîtrisant parfaitement leurs corps – et en sortant on voit des gilets pendre dans l’arc métallique ce qui rappelle que, d’un point de vue physique, les numéros étaient peut-être plus exigeants qu’on ne le croit. Conclusion : ce spectacle vaut la peine d’être vu. – Verena Dobretsberger


Au village de cirque, dans le XIIe arrondissement de Paris, allongés sur des transats, une petite couette rouge sur les genoux, on voit devant soi une roue en acier de 13m de haut. Structure improbable dans laquelle grimpent sans cesse et aisément huit acrobats. Habillés en couleurs de terre, certains avec des bonnets d’aviateurs en cuir, d’autres fortement maquillés, on dirait qu’il s’agit d’un groupe d’inventeurs de machines. Alors que non : ce sont des acrobats de Cirkvost, qui se déclarent être ” une tribu volante “.
Voler, c’est bien ce qu’ils font : sur des trapèzes et avec des portés acrobatiques impressionnants. Les artistes se jetent dans l‘air sans aucune angoisse, comme s‘ils savaient voler, comme si l‘air était leur élément. Tout au long du spectacle Epicycle qui se produira encore jusqu’au 4 novembre à Paris, le spectateur est captivé par cette troupe peu habituelle qui mélange performance acrobatique, théâtrale et musicale. Le cadre est agréable, on se sent plongé dans un monde imaginaire qui combine notre enfance et ses visites au cirque avec une facisnation face à la fantaisie polyvalente de la troupe Cirkvost.

Là tous sont dans les airs, ici il s’agit d’une unique acrobate sur un trapèze, les autres interprêtes cachés dans la roue en acier, grimpant dans la structure vers le haut, vers le bas – le spectateur peut alors s’amuser à les chercher et à découvrir leurs petits rôles d’acteurs en dehors de la scène principale. Les acrobates arrivent tout au long du spectacle à grimper, sauter, tourner et danser dans l’air et sur la roue, tout en étant des acteurs d’une pièce peu définie qui surprend sans cesse. Remarquable également : la musique composée par le neuvième membre de la troupe qui commente à travers des sons agréables et amusants tout ce qui se passe sur scène, ou disons plutôt ” dans les airs “.
Je recommande donc vivement d’aller voir la troupe de Cirkvost et leur spectacle Epicycle, dans le cadre du huitième village de cirque, jusqu’au 4 novembre. – Heidi-Marleen Kuhlmann