[LECTURE] Eon et le douzième dragon / Alison Goodman / 2011 – Gallimard Jeunesse

Image d’entête : illustration libre de droits.

Un monde mythique

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Eon et le douzième dragon est la première saga d’Alison Goodman, une auteure australienne que j’ai découverte grâce à sa seconde série, Lady Helen. Après avoir dévoré celle-ci, j’ai voulu m’immerger dans une nouvelle aventure en plein cœur d’un monde que je ne connaissais absolument pas. En effet, je n’avais jamais lu de livres tournant autour de la Chine, et encore moins durant cette période ; ma culture asiatique se basait essentiellement sur les mangas japonais et les dramas coréens… Autant vous dire qu’on était très loin des dynasties chinoises. Mais bon, découvrir un tout nouvel univers m’enchante toujours ! Et en prime, on a droit à tout un florilège de dragons et de magie. Pas mal, non ?

Avant de débuter cette histoire, je me suis demandé si Alison Goodman allait réussir à me faire aimer son livre autant qu’elle m’avait fait aimer Lady Helen. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre ; elle avait déjà écrit d’autres romans et nouvelles auparavant, mais jamais quelque chose touchant à cette partie du monde et de l’histoire. Lady Helen a été pour moi un véritable coup de cœur puisque ce livre m’a fait découvrir l’époque victorienne ainsi que les traditions et les coutumes anglaises. Je savais que l’auteure avait fait énormément de recherches sur cette période de l’histoire (elle le dit elle-même à la fin de ses livres) et c’est avec plaisir que j’ai appris qu’elle en avait fait de même avec Eon. Mais est-ce que tous ses efforts allaient porter leurs fruits ? Finalement, est-ce qu’on peut dire qu’Eon et le douzième dragon vaut le coup ?

Spoiler : Oui.

Un livre dragonnesque !

Oui, oui, oui et OUI ! Eon a été un véritable plaisir du début à la fin. J’ai adoré chaque moment de ma lecture, et ne me suis ennuyée à aucun moment. Au début, j’avais vraiment peur de me retrouver au milieu d’un monde dont je ne connaissais rien, j’étais sure de ne rien comprendre aux coutumes ou au lexique traditionnel employé : que nenni ! Alison Goodman a une manière d’écrire qui vous plonge dès les premières lignes dans son univers, tout en vous faisant découvrir un monde d’une façon tout à fait naturelle. C’est vrai que parfois, on est un peu « assailli » par le surplus d’informations, mais on s’y fait assez vite. Ce livre est fascinant. Avec son écriture fluide, l’auteure parvient à créer tout un monde qu’elle travaille et qu’elle fait évoluer, tout en conservant le côté traditionnel de son ouvrage.

On ne s’ennuie pas une seule fois !

Entre actionrebondissements and mystères, impossible de refermer le livre. Jusqu’à la toute dernière page, on est complètement plongé dans cet univers fascinant et merveilleux. De plus, si vous êtes friands comme moi des intrigues politiques, sachez que vous serez servis !

Des personnages géniaux

Les personnages sont vraiment bien travaillés et remplis de secrets. Le « méchant » de l’histoire, le seigneur Ido, est plus qu’intéressant puisqu’au fil des livres, on se rend compte que c’est un homme beaucoup plus complexe qu’il n’y paraissait. J’avoue d’ailleurs que je l’ai même beaucoup apprécié au tome 2… C’est un antagoniste rusé, égoïste, manipulateur ; enfin bref : mauvais. Et j’adore ça ! Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un livre avec un bon méchant, dont les intentions sont davantage que seulement malveillantes.

Eon, quant à elle, est un personnage… Bouleversant. Estropiée depuis son plus jeune âge, on la force à se faire passer pour un garçon afin de pouvoir être choisie par l’un des douze dragons. Elle vit dans la peur de voir son secret découvert, ce qui rend son personnage vraiment attachant et émouvant. Au fil des pages, on découvre une jeune femme forte, sensible, intelligente courageuse mais aussi naïve. Sa rencontre avec le prince Kygo va la faire grandir et lui faire voir la réalité du monde qui l’entoure. Enfin bref : c’est un personnage avec lequel on se sent proche, puisqu’elle à un côté très humain.

C’est également un livre moderne, fidèle aux écrits d’Alison Goodman : par exemple, on y rencontre un personnage transgenre ! J’ai bien aimé voir son évolution tout au long du livre et surtout, sa place dans la société chinoise au sein de ce roman.

À lire ?

Oh que oui, mesdames et messieurs ! On a un monde rempli de références, baignant dans la culture asiatique et qui permet l’évolution de nos héros vers un destin fabuleux et riche en rebondissements. On a un livre original, avec un scénario vraiment bien ficelé. Malheureusement, et malgré toutes ses bonnes qualités, j’ai l’impression que ce livre n’est pas reconnu à sa juste valeur. Si vous ne l’avez pas encore fait, lisez- le ! Vous ne serez pas déçus, parole d’honneur !

— Cybelle BENZAHRA-AHMED, article disponible en intégralité sur son blog Cybelleslettres !

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