Brûlez-la !

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Zelda Fitzgerald ou l’incarnation d’un mythe. Celui de la femme libre, scandaleuse et démesurée. Loin d’être un simple biopic, Christian Siméon s’empare de ce fulgurant personnage tragique des années folles pour en faire un monstre sacré.

C’est Claude Perron qui incarne l’épouse du célèbre auteur de Gatsby le magnique, morte dans un incendie qui s’est déclaré dans l’hôpital où elle a été internée. Hissée sur la pointe de ses chaussons de ballerine, parée de son costume de danseuse et de ses ailes de fées, nous suivons les aventures épiques du personnage mythique des années 1920 dans un monologue brûlant empreint d’humour noir et de fantaisie.

Le spectateur est plongé dans son environnement hospitalier semblable à un écrin à bijoux rose poudré synonyme de douceur. Elle brise cet univers presque onirique par ses récits scandaleux et ses mégots consommés jonchant le sol de sa chambre, accompagné de sa bouteille de scotch. La voici telle qu’Alice aux pays des merveilles dans cette maison de poupée posée en plein centre de la scène dont seuls ses bras et ses jambes dépassent. Car Zelda c’est aussi cela: la démesure.

Soufflant sur les braises de son existence, elle en ravivera la flamme par le biais de flashbacks qui finiront par la ramener à son époux défunt qui fera apparition tel un spectre. A la fois terrifiant et grandiose, le jeu des expressions faciales de la comédienne nous fait rire aux éclats tout autant que ses récits fantasques. De la horde de jeunes marins et de jeunes soldats, au grand blond qui deviendra son époux jusqu’à l’illustre Hemingway: c’est l’univers machiste des années 20 qui est dépeint à travers son récit de femme douloureusement ramenée à sa condition, qu’elle rejette de toute ses forces avec humour, provocation et surtout beaucoup d’autodérision.

Cette Médée ou encore cette « monstresse » comme la décrit son metteur en scène Michel Fau, nous fait presque oublier sa folie. Car il est dans cette pièce aussi question de la folie humaine, des limites et de la tragédie. Ainsi rattrapée par ses démons, elle finira par périr dans les flammes de cette maison sous nos yeux ébahis de spectateurs, qui lui vaudra une ovation à la hauteur de ce personnage mais aussi de Claude Perron qui a su par son jeu ornementer cette pièce d’une fantaisie piquante et provocante.

Anouchka Crocqfer

Brûlez-là ! est un monologue admirablement mené par Claude Perron. Le personnage de Zelda Fitzgerald parle de sa fierté et de son effronterie qui la caractérisent durant son enfance, puis son adolescence jusqu’à sa vie conjugale avec l’auteur du Great Gastby. La fin cristallise ses doutes et sa folie, parée d’une tenue de sylphide (faisant référence au grand Ballet La Sylphide). Et le décor prend feu, faisant écho aux circonstances réelles de la mort de Zelda.

Et pourtant, on ne s’apitoie pas sur son sort. Loin d’être innocente, on a là devant nous un personnage qui semble parfois bien plus averti que nous. Les mots ne font pas peur, employés pour dire ce que le politiquement correct ne permet pas. La parole libre occupe la scène dans toute sa splendeur.

Au centre de la scène se trouve un hôpital psychiatrique miniature. Petit et oppressant, Zelda s’en échappe au sens propre comme au sens figuré. Elle dépasse le cadre du réel par ses réactions parfois démesurées. Ceci étant, en dépit de ses réactions enfantines, les paroles de Zelda sont intéressantes parce qu’elle semble parvenir à une analyse perspicace des activités littéraires de son mari, des intentions des proches qui l’ont entourées. Nous, spectateurs, sommes confrontés à son franc parlé en même temps que l’on devient complice. Ses longs récits nous tiennent en haleine, et Claude Perron emploie avec succès les tons des personnages qu’elle évoque et son visage s’anime de leurs expressions. Claude Perron joue merveilleusement bien. Elle occupe l’espace de ses grands gestes, animée d’une lucidité spontanée quant aux dessins des hommes en société. Pourtant, elle se tient bel et bien seule sur scène. Au rythme des récits on découvre la vie d’une femme qui désormais est seule. Cette solitude se peuple de ses histoires et de ses interprétations diverses qui donnent une énergie tout à fait particulière. L’on se passerait même de l’intervention de Scott joué par Bertrand Schol. Les rares interventions de celui-ci ne prennent sens qu’à la fin où F. Scott Fitzgerald semble être le personnage qui pousse Zelda au paroxysme de son angoisse, à la fin de la pièce.

Le mari de Zelda, fait preuve dans la pièce d’un effacement qui laisse bel et bien à croire que Zelda était un personnage qui donnait matière à ses romans. C’est ainsi que Brûlez-là est un roman de la vie de Zelda Fitzgerald, narré par cette même Zelda dans lequel F. Scott Fitzgerald n’est qu’extérieur, seulement périphérique. Du moins, est-ce l’interprétation que nous livrent Christian Siméon, et le metteur en scène, Michel Fau.

Élise Lafages

Brûlez-la est une pièce écrite par Pierre Siméon et mise en scène par Michel Fau au Théâtre du Rond-Point, avec Claude Perron (rôle principal) et Bertrand Schol. Dans la brochure, Michel Fau précise que sa mise en scène « n’est pas une commande », et que la pièce est le fruit d’un réel travail commun avec l’auteur et la comédienne principale, qui lui a fait connaître l’histoire de Zelda Fitzgerald. Toutes les personnes s’étant déjà intéressées, même brièvement, à l’œuvre et à la biographie de l’écrivain Francis Scott Fitzgerald, connaissent la vie tumultueuse qu’il a menée avec sa femme Zelda. L’histoire de ce couple marié trois mois après leur rencontre est pourtant assez méconnue et prend des allures de mythe. Emblèmes de leur époque, celle des « Roaring Twenties », Scott et Zelda forment un couple légendaire dont on connait surtout les déplacements incessants (le syndrome « restlessness »), les histoires d’adultère, les périodes de dépression, les coups de folie. Dans sa pièce, Pierre Siméon invente donc une Zelda fictive, reconstituée pour retracer son parcours de façon non réaliste (car « ce n’est pas un biopic » comme le rappelle Michel Fau) au lecteur/spectateur au cours d’un long monologue d’environ une heure vingt.

Lorsque le rideau s’ouvre, nous sommes donc avec Zelda, à l’hôpital psychiatrique d’Asheville en Caroline du Nord, où elle est internée jusqu’à sa mort en 1948. La couleur de ce personnage décalé s’annonce tout de suite, sa première réplique étant « Je re-sucre ! », exclamation constituant un comique de répétition qui revient au cours de la pièce, à chaque fois que Zelda se sert de l’alcool fort dans son verre à dent. On voit tout de suite que le décor ne se veut pas réaliste, tout comme la biographie du personnage. Comme Alice au Pays des Merveilles dans sa maison, Zelda dépasse d’une maquette en papier représentant le sanatorium. Elle est en tutu de ballerine, avec de petites ailes blanches accrochées à ses épaules, et son maquillage très appuyée fait un peu penser au personnage de la mariée dans Corpse Bride de Tim Burton.

Le public était de bonne humeur et particulièrement réceptif à l’humour noir de Claude Perron. Sa présence comique était en effet indéniable le soir où j’ai vu la pièce, car le public riait de bon cœur, même si ce qu’elle racontait dans les faits était tragique. C’est pour cette raison que je n’ai moi-même pas réellement ri malgré l’excellent jeu de l’actrice, étant plus touchée par la violence du propos en soi. Au cours de son monologue, Zelda ne cesse d’aborder des thèmes assez durs comme sa fausse couche, l’alcoolisme, les traitements psychiatriques, ou le mal être profond (elle répète souvent « je ne suis rien »). J’ai été particulièrement marquée par la description – qui est à mon avis tout à fait réaliste -de la « cure » à l’insuline que subissent les malades dans l’établissement où Zelda est internée. Même si le public rit lorsqu’elle déclare « Ils vous lèvent à cinq heures du matin pour vous plonger dans le coma à sept heures », le silence se fait lorsqu’elle raconte les conséquences physiques des électrochocs. Le flou générique entre comique burlesque (à cause de la folie et le parti pris de non réalisme), humour noir et tragique est au final particulièrement bien maîtrisé par l’auteur et la comédienne.

Malgré sa folie, son taux d’alcoolémie et son manque de nicotine, le propos de Zelda respecte tout de même une certaine cohérence, puisqu’il retrace son parcours dans l’ordre chronologique, de son enfance en Alabama à ses dernières années à Paris avec Scott, alors qu’à vingt-sept elle se prend d’une obsession pour la danse classique. Au-delà de ce passé personnel, la pièce retrace aussi l’époque des années 20, où « il ne suffisait pas de s’amuser, mais aussi de le faire savoir ».Zelda revient donc avec dérision sur plusieurs épisodes marquants de sa vie, à une période coincée entre deux crises historiques (la Première Guerre Mondiale et la crise de 29) faite non pas de « drogue, sexe et rock’n’roll », mais de « jazz, sexe et alcool ».

J’ai aussi particulièrement apprécié certaines références à l’œuvre de Fitzgerald, notamment quand le personnage de Zelda cite mot pour mot Daisy de The Great Gatsby quand elle raconte la naissance de sa fille Frances. Il n’est toutefois absolument pas nécessaire de connaître au préalable l’œuvre de Fitzgerald pour apprécier la pièce, puisque ce n’en est absolument pas le propos. Le monologue, qui n’est donc pas un biopic, retrace surtout l’histoire d’une femme, belle, talentueuse, jeune et riche, qui a pourtant sombré dans la folie (presque) totale. Plus qu’une muse ou une source d’inspiration pour son mari, on apprend qu’il freine aussi sa créativité, l’empêchant de publier ses écrits et allant même jusqu’à la plagier. M’intéressant beaucoup aux représentations de la femme et au traitement du genre dans les œuvres artistiques, j’ai trouvé que l’aliénation de la femme était traitée d’une façon très juste. Zelda est représentée de façon éclatante malgré sa folie, rappelant avec humour comment une femme, même opprimée par la société, peut tourner en dérision cet étrange spécimen qu’est le « mâle blanc occidental à dos argenté » (même si, dans son cas, le spécimen en question s’appelle Ernest Hemingway).J’ai vu la pièce comme une sorte de quête du feu, thème qui est déjà présent dans le titre. Legrand problème de Zelda lors de cette nuit au sanatorium est qu’il lui reste deux allumettes pour cinq cigarettes. L’incendie de la fin lui apportera le feu qu’elle voulait, mais pour la consumer entièrement, tout comme les sorcières au Moyen-Âge. Cette recherche d’une source de feu « matérielle » peut être vue comme un échos symbolique à sa quête de feu « existentielle », à travers les excès, le désir effréné de vivre et de s’imposer en tant que « flapper » des années 20,mais aussi en tant que femme libre, capable d’écrire, de danser, de créer, de battre un homme au tennis. On peut aussi parler du feu du désir sexuel qu’elle déclenche (volontairement ?) chez les hommes, et qui la condamne injustement comme source ultime de péché, parce qu’inspirant le péché chez autrui.

Jade Penancier

Dans chacun de ses romans, Scott Fitzgerald a mis un peu de sa femme. Extravagante, insoumise, Zelda aime l’art, les hommes et l’alcool. C’est d’elle dont il s’agit dans Brûlez-la !, une pièce de Christian Siméon, mise en scène par Michel Fau au théâtre du Rond-Point. Claude Perron, seule en scène, incarne Zelda Fitzgerald à la fin de sa vie, enfermée dans un hôpital psychiatrique. Dans son costume de danseuse, avec son maquillage dégoulinant, elle fait une rétrospective sur sa vie. Son enfance, sa rencontre puis son mariage avec Scott, la haine d’Hemingway : Zelda raconte tout cela avec une certaine folie, mais on perçoit surtout le franc-parler et le regard ironique qu’elle pose sur le monde. Zelda, folle ? Plutôt bipolaire. Alternant les grimaces moqueuses, les montées d’angoisse et les déclarations sereines, elle se montre aussi très lucide : son mari s’est servi d’elle et de ses écrits, et elle ne pourra jamais être danseuse malgré son acharnement. Dès le début, on suit ses brusques changements de sujet, du mépris de la voisine aux bals de sa jeunesse, du manque de cigarettes à son match contre Hemingway. Scott est là aussi, interprété par Bertrand Schol. Pâle, le regard inquiétant, il s’installe sur scène et intervient parfois, mais les deux ne jouent pas ensemble véritablement : Scott est mort, ce n’est qu’un souvenir de Zelda, qu’elle n’écoute qu’à moitié. Claude Perron nous montre que jouer la folie passe par un parfait contrôle de soi, et parvient à nous plonger dans le quotidien d’une aliénée, avec peu de décor, quelques accessoires, et de belles lumières colorées. Une véritable performance, visible jusqu’au 19 mai.

Lara Melchiori

Brulez-la! est un choc, mis en scène par Michel Fau, sur un texte de Christian Siméon.

Un choc visuel d’abord, puisque la mise en scène est faite pour  provoquer l’étonnement. Les éclairages mettent en valeur un personnage central, unique, et toute l’attention est portée sur elle. Tant du côté du spectateur que de l’histoire.

Le décor est minimaliste, mais disproportionné et nous invite à réinventer l’espace. Il insiste sur la différence de taille entre le personnage de Zelda et le montre étriqué qu’on lui impose.

Cette femme dérangeante, dévergondée, consciente de sa puissance féminine, nous conte son histoire avec un jeu d’acteur aussi hilarant que profond, notamment par la façon dont elle peint la figure de la femme mais aussi de la folie. Car oui Zelda est folle, au sens positif (anticonformisme) mais également au sens pathologique. Elle est décalée, et décalante, car en l’écoutant on finit bien par la suivre et dire peu à peu au revoir à la réalité environnante.   Son costume de danseuse classique et son maquillage prononcé montrent d’ailleurs les deux versants d’une même femme animée par des idéaux contradictoires : d’un côté, celui de la jeune fille sage, qui se soumet aux conventions, de l’autre une rebelle qui « n’en fait qu’à sa tête » et qui n’a peur de rien, ni des hommes, ni de la loi, alors que l’histoire démarre au fin fond de l’Alabama dans les années 20.

Malgré une pièce qui fait clairement référence à une époque particulière et qu’on pourrait penser datée, Zelda nous emmène dans sa folle existence, rythmée par les événements mondains, la célébrité, l’amour, la séduction. Elle nous donne à voir une vie aussi névrotique que glamour, façon Fitzgerald. Cette introspection se fait par un constant mélange des contraires : jeunesse/vieillesse, amour/haine, extase/malheur, liberté/emprisonnement, mais soutenus par une insouciance perpétuelle.

La pièce reste également résolument moderne puisque les thèmes qu’elle aborde ont un large retentissement contemporain, notamment celui de l’image de la femme, de son corps et de la sexualisation qui en découle. La pièce va en progressant, jusqu’à atteindre une acmé final, où Zelda explose, animée par le feu qui la consume depuis le début de son existence. Inadaptée au monde qui la rejette, elle a trouvé refuge dans son passé qui ravive pourtant la douleur de cette femme écorchée vive, en perpétuelle confrontation avec les autres.

On croit assister à une sorte de « one woman show » tant Zelda occupe l’espace et la parole. La personnalité de l’actrice est si grande qu’elle déborde, elle déborde et se tient entre un monde onirique et une réalité cruelle, matérialisée par l’hôpital psychiatrique dans lequel elle suffoque, littéralement. Les derniers mots scandés « N’entre pas, n’entre pas », semblent repousser le spectateur hors de l’intériorité du personnage gangréné par la folie. Il semble que la pièce soit une fenêtre ouverte sur le désordre mental de la jeune femme, mais la fin nous rappelle qu’un fossé infranchissable est construit entre nous et le malade. Mais peut-être est-ce la société elle-même qui en est responsable ?

Myriam

Il faut tout de même que l’homme ait une certaine inclinaison pour le spectacle du bûcher pour choisir instinctivement d’aller voir une pièce intitulée « Brûlez-là » et dont l’affiche montre une ballerine incandescente. Je suis ravi que ma curiosité morbide m’ait mené au théâtre du Rond-point le 26 Mai 2016 pour y découvrir, à travers le texte de Christian Siméon, et sa mise en scène par Michel Fau, l’adaptation fantastique de la vie de la Zelda Fitzgerald, épouse de Francis Scott Fitzgerald. « Première garçonne américaine », sorcière subversive de la bohème des années folles, morte dans l’incendie de sa clinique psychiatrique. Incarnée par Claude perron, le personnage exubérant de Zelda Fitzgerald, apparaît sur scène dans un hôpital psychiatrique pour poupée qui semble incapable de contenir sa personne, ou plutôt sa personnalité. « Facile à prendre, impossible à retenir », Équipée d’alcool, et de cigarette, en somme de combustibles qu’elle cache à ses surveillants, Zelda Fitzgerald se raconte dans un monologue introspectif. « Le drame se dessine ». Volubile, coquette et délicieusement cynique, subversive par principe, Claude perron évoque avec une délectation nostalgique sa jeunesse sulfureuse, les bals donnés à Montgomery, les militaires aux bras desquels elle s’embrasait, sa rencontre avec Francis Scott Fitzgerald, mari qui l’exalte et la vampirise. Au fur et à mesure de la pièce, Claude Perron qui débute son monologue avec un ton de connivence sensible avec le public, se retrouve seule face à sa propre parole, devient la spectatrice d’une énergie passée, d’un désir de liberté absolu qui l’as emprisonnée, transformée en objet littéraire aux yeux de son mari. Son récit comique et invraisemblable du strip-tennis réalisé devant Ernest Emingway, ne laisse alors plus voir sa seule exubérance, mais une mise à nue d’un autre genre, monstration d’une fragilité profonde, intime, d’un désir irrépressible de d’exister aux yeux de l’autre. Des mimiques faciales inquiètes et fugitives apparaissent sur le visage de la conteuse, impuissante face à la consomption de son corps, et qui rit jaune pour oublier qu’elle brûle, qu’elle ne deviendra pas ballerine. L’attente amère du prochain traitement administré au patients de sa clinique, pousse Zelda Fitzgerald à se « sucrer » au rhum, à s’immoler. Quitte à mourir brûlée, autant ne pas mourir à petit feu, par les flammèches de la solitude, de la vieillesse. Autant emporter la clinique avec soi, voir les choses en grands, partir par le brasier, comme pyromane, et non comme sorcière.

Discours métaphorique sur le désir d’exister, d’être vu, de transgresser qui caractérisent les grandes personnalités tragique, réflexion le caractère inéluctable de la mort, le texte de Christian Siméon, sa mise en scène par Michel Fau, ainsi que son interprétation par Claude Perron sublime avec force les circonstances symboliques d’une mort réelle.

Sylvio Cast
Photo : Philippe Savoir