Bal à la page

Lecture à voix haute | Maison des Pratiques Artistiques Amateurs | En savoir plus


Le 14 février, j’ai eu la chance pour la deuxième année consécutive de voir et de participer à une soirée hors des sentiers battus : « le Bal à la Page »… Un nom savamment trouvé pour cette soirée à mi-chemin entre danse et littérature !

Organisée chaque année par « Les Livreurs, lecteurs sonores » à la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs (MPAA), cette soirée se veut une alternative à la traditionnelle soirée de la Saint-Valentin. Elle se divise en deux parties. Tout d’abord un cours de danse est organisé en compagnie de Virginie Cerano pendant une heure. Le public est invité à monter sur scène pour apprendre les bases d’une danse à mi-chemin entre la bachata et la salsa. Après un petit échauffement collectif, les couples se forment et nous apprenons les premiers pas de cette danse. Le rythme s’accélère, on se marche sur les pieds mais au bout de quelques temps les couples commencent à faire corps, à trouver leur harmonie et tout le monde semble bien suivre ! Nous changeons de partenaire pour s’assurer que nous maîtrisions bien les pas en toutes circonstances.

L’heure écoulée, le public retourne sagement s’asseoir pour écouter les livreurs. A leur tour d’entrer en scène ! Un à un, ces lecteurs nous font découvrir de nombreux textes sélectionnés dans les publications récentes. La majorité des auteurs sont dans la salle, prêts à dédicacer leurs livres à la sortie ! La soirée se voulait unifiée par le thème de la Saint-Valentin. On regrettera toutefois qu’un trop grand nombre d’extraits n’aient rien en commun avec cette thématique, faisant perdre à la soirée son unité et en partie sa raison d’être.

Cependant, cela n’affecte en rien le talent de ces lecteurs qui nous ont fait vibrer pendant quelques heures, éprouver d’intenses émotions, ressentir du suspens sans cesse plus intense et nous ont donné une véritable envie de lire les livres proposés. En somme, une réussite !

Clémence Hitters

Quelle bonne idée, quelle extraordinaire soirée. En entrant le MPAA Saint-Germain, des odeurs délicieuses des plats africains indiquait déjà que ce bal allait emporter ses participants dans des sphères inhabituelles et exceptionnelles. Le programme commençait avec un cours de danse à 19h – et le voilà, le cours de danse ! Tout le public est monté sur scène pour suivre les indications d’une professeur tellement douée qu’elle réussissait à arranger cette foule vive et pétillante et même à lui apprendre une jolie petite chorégraphie. A la fin du cours, on descendait en bavardant de façon amusée afin de rejoindre ses places et d’être confronté avec des lectures justement également amusantes.  Enfin : à chacun son gout – mais parmi des polars, des classiques, des histoires de famille, des histoires d’amants et d’autres extravagances, il y devait avoir au moins une histoire pour chacun. Et sinon, il y avait les merveilleux intermèdes musicaux par le pianiste Cyrille Lehn, le disco sur scène entre les lectures, la possibilité de faire du shopping (les livres présentés) ou de se dévoiler comme fan en collectionnant toutes les signatures des auteurs présents – bref assez de propositions pour se consoler des lectures qu’on n’aimait pas. Et du vin. Et des gâteaux. De ce qu’on pouvait lire sur les visages de jeunes et vieux, il n’y manquait rien et la soirée critique de St. Valentin s’est passée d’une des meilleures façons possibles : en partageant de l’humour et du bonheur.

Sara Maria Rammer

Le Bal à la page, organisé le 14 février par Maison des Pratiques Artistiques Amateurs,  est une soirée littéraire consacrée à la lecture des extraits des meilleurs livres de 2017-2018. Le vrai danse des mots autour des sujets vitaux : l’amour, la vocation, les relations, le patriotisme, l’humour etc.  Yves Pagés, Joachim Schnerf, Caryl Férey et bien d’autres se sont présenté leurs réflexions sur l’humanité, sur la manière des hommes d’être, sur la perception du monde contemporain. Des dialogues amusants où il s’agit de la politique ( El Tourckheim ), de la mission de l’écrivain (Joachim Schnerf), de l’amour.

A l’entracte, les spectateurs pouvaient monter sur scène pour apprendre à danser la bachata – une danse sensuelle et rythmée.  L’atmosphère de la soirée était conviviale et amicale – une ambiance nécessaire pour le Saint-Valentin.

Maria Romanova
Illustration : Les Livreurs