Bach to paradise

Concert | Grand Amphithéâtre de la Sorbonne | En savoir plus


Bach to Paradise est un concert organisé par la chorale interuniversitaire Clef des chants ensemble, accompagnée par l’orchestre McFly orchestra pour le répertoire classique et sous la direction de Benoit Reeves. C’est dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne que se tient ce spectacle.

La première partie est classique. Bach, Mozart, Vivaldi, la chorale et l’orchestre enchantent l’amphithéâtre avec ces morceaux très bien maîtrisés. Le cadre -magnifique, il faut le souligner- accentue cet émerveillement, et on pourrait avoir l’impression d’être transposé(e) dans le passé. Les chants mélodiques, accompagnés parfois de solistes aux voix époustouflantes, éveillent la sensibilité et bercent nos oreilles. La Clef des chants ensemble permet de découvrir de grands morceaux, extrêmement bien interprétés.

Après cette première partie assez classique, qui correspond à ce à quoi on s’attend en assistant à un concert comme celui-ci, la suite s’est avérée plus surprenante. Quelle ne fut pas notre surprise en voyant une jeune femme déambuler avec un aspirateur pendant que le chœur entonnait I want to break free ! En effet, en chantant ce répertoire moderne (d’Adèle, à Coldplay, ou encore Téléphone), la chorale s’est permise une certaine extravagance, assumée et soulignée par l’ utilisation d’accessoires comme des bougies violettes ou des lunettes de soleil lors de la chanson Ça, c’est vraiment toi, du groupe Téléphone. Ceci, ajouté à des chorégraphies plus ou moins élaborées mais faites avec enthousiasme, participe à créer une véritable esthétique du spectacle, qui, en plus d’être un plaisir à écouter, devient agréable à regarder ; c’est donc tous nos sens qui sont comblés. Et le public l’apprécie, comme en témoigne l’agitation de bracelets phosphorescents distribués avant le spectacle.

La Clef des chants ensemble propose un spectacle surprenant. Une première partie permet de d’apprécier les grands morceaux classiques de notre patrimoine culturel ; et, par l’interprétation originale de morceaux récents,  cette chorale fait découvrir la musique autrement, par le biais d’un spectacle décalé et interactif.

Anna Bellot

Le mercredi 26 avril 2017, c’est au sein du Grand Amphithéâtre de la Sorbonne que la Clef des Chants Ensemble a brillé de tous ses feux : accompagné par son McFly Orchestra et par le pianiste Güray Başol, le chœur a littéralement ramené son public Bach to Paradise !

Dans un cadre d’exception et chargé d’histoire, entouré par la monumentale toile marouflée du Bois Sacré de Puvis de Chavannes, le chef d’orchestre Benoît Reeves s’en donne à cœur joie pour interpréter avec brio des chansons aussi entraînantes que pénétrantes, issue d’un répertoire varié s’échelonnant sur pas moins de quatre siècles : après une intervention remarquablement saluée de l’astrophysicien Hubert Reeves qui, avec poésie et douceur, relie le son interstellaire à la musique des astres visée par les plus grands musiciens dans leur quête de l’absolu divin, place à la conquête des étoiles à proprement parler par la Clef des Chants Ensemble !

Le programme concocté est on ne peut plus éclectique : d’abord strictement classique, avec notamment Puccini et Mozart, le concert se poursuit avec des morceaux de groupes plus récents, à l’image de Queen, Coldplay, Téléphone, et bien d’autres, en prenant soin d’alterner chansons rapides et plus lentes. Dans les deux registres, la vivacité des chanteurs est palpable. Qu’il s’agisse des choristes ou des solistes au timbre exquis et délicat, l’enthousiasme et le dynamisme ne laissent pas de charmer l’auditoire par des accents purs et envoûtants. La disposition des choristes selon leur tessiture s’avère bénéfique du point de vue de la perception sonore, grâce aux canons et jeux rythmiques opérés par le chef d’orchestre, vrai maestro à cette occasion. Scandant les rythmes des différents morceaux, les chanteurs dansent à l’unisson, créant dès lors une harmonie visuelle comme sonore. Ils exécutent même un véritable ballet de lumière à l’aide de leurs bracelets colorés et d’accessoires judicieusement choisis et brandis fort à propos, en communion avec la salle, elle aussi pourvue en cerceaux teintés pour répondre à l’ensemble choral et ainsi participer à cette soirée musicale.

Quand la musique des sphères s’élève donc jusqu’au plafond de ce grandiose amphithéâtre, le ravissement des spectateurs se manifeste par un bien-être général et des sourires conquis sur les visages de tous : c’est bien le paradis que les douces voix angéliques de la Clef des Chants Ensemble ont fait écouter ce soir-là au public !

Marianne Bouyssarie

Ce soir, le grand amphithéâtre de la Sorbonne n’accueille pas une grande conférence de chercheurs et professeurs… mais se prépare pour une soirée enflammée, où une foule de parents enthousiastes, de curieux et d’autres amateurs de musique s’installent sur les rangs. En effet, la chorale la Clef des chants ensemble accompagnée de l’orchestre McFly  Orchestra ont investi les lieux pour nous donner un concert au pari fou : réunir le temps d’un concert Bach et Coldplay sous les yeux attentifs et sévères de Pascal, Descartes ou en encore Richelieu.

La chorale est une association parisienne, inter-universitaire, ouverte à tous,  et elle connaît  bien la Sorbonne puisqu’elle y répète souvent ainsi qu’à l’UPMC ( Université Pierre Marie Curie). Les chanteurs sont de tout âges, plus de filles que de garçons tout de même, plusieurs solistes ont prêté leur voix durant le concert, dont notamment le ténor soliste Shi Qiu, qui malgré un visage sévère et un air conscrit nous conquis par sa voix. L’orchestre regroupe des professionnels dont notamment Güray Basol au piano et également des étudiants de troisième cycle au conservatoire. Comme chef d’orchestre, nous avons eu le plaisir de recevoir Benoît Reeves, canadien originaire de Montréal, qui dirigea son orchestre et musiciens avec passion. Il était accompagné de son père Hubert Reeves qui nous présenta l’ensemble. Le père et le fils ont souvent travaillé ensemble notamment en tant que médiateurs scientifiques. D’ailleurs, Hubert Reeves enflammé par son discours, se perdit en digressions pour nous expliquer le lien peu évident de prime abord entre l’astronomie et la musique, débutant son discours par une question rhétorique quelque peu déconcertante « est-ce que les étoiles font de la musique ? » à laquelle il s’empressa de répondre « bien entendu non, elles ne font que du bruit ! ».

La première partie du concert fut dédiée à la musique classique mettant à l’honneur Bach, Vivaldi, Mozart et Puccini. Tout ce beau monde fut merveilleusement interprété, les voix du chœur donnaient une intensité d’autant plus forte aux instruments. Le seul petit bémol fut que les choristes hommes étant inférieurs aux choristes femmes, avaient quelque peine à se faire entendre. Puis, la soirée prit un nouveau tournant, dépoussiérant leur répertoire, les choristes interprétèrent du Queen notamment Don’t stop me now, Adèle avec son vibrant et puissant Hello, Téléphone fut de la partie avec Ça, c’est vraiment toi, nous avons eu aussi le plaisir d’entre Hallelujah  de Cohen. Pour l’occasion, des bracelets lumineux fluo avaient été distribués au public et alors que la chorale se met à chanter Paradise et Fix you du groupe pop rock britannique Coldplay, la foule lève ses bracelets créant une atmosphère magique. Les choristes possédaient des petites lumières violettes accompagnant le flux de lumière. Dans cette ambiance festive et colorée, Under Pressure  de Queen et David Bowie fut d’autant plus acclamée ! Et pour finir en beauté, I want to break free fut particulièrement appréciée notamment grâce à deux choristes venus en avant scène armés de balais d’aspirateur pour redonner vie à la fameuse chorégraphie de Freddie Mercury déguisé en ménagère.

La performance des choristes et musiciens fut époustouflante durant ce concert riche en surprise. Si, ce concept novateur porté par la Clef des chants ensemble vous intéresse, n’hésitez pas à les retrouver pour leur prochain Concert à Saint-Germain le vendredi 9 juin 2017 à 20h30 à l’Église Saint-Germain des Prés.

Je vous quitte par la sage parole d’Hubert Reeves, « l’artiste est celui qui prolonge l’œuvre de la nature. ».

Amandine Cheval

Le concert Bach to Paradise,organisé par le chœur inter-universitaire « Clef des Chants ensemble » sous la direction de Benoît Reeves et accompagné par McFly Orchestra a eu lieu le mercredi 26 avril 2017 au grand amphithéâtre de la Sorbonne. Cette chorale « associative parisienne, qui crée du lien entre les établissements et entre les générations, » et qui est ouverte à tous, a comme but d’améliorer les compétences vocales de ses membres tout en les familiarisant avec de nombreux styles musicaux différents, à savoir la musique classique, le rock et la musique de cinéma, pour en mentionner seulement quelques-uns.

Le concert « Bach to Paradise » reflétait exactement cette variation de répertoire. Le spectacle étant divisé en deux parties, on ne dirait même pas que ces deux appartenaient à la même soirée. La première partie, qui consistait en un répertoire tout à fait classique, voire cliché, entièrement conforme à l’image typique du concert d’un chœur, a été suivie par une rupture totale de style et d’ambiance après l’entracte. Lors de la deuxième partie, on s’est retrouve dans une atmosphère tout à fait contemporaine, les sons balançant entre le rock et le pop et le grand amphithéâtre de la Sorbonne, endroit qui inspire normalement le sérieux, le respect et une sorte de gravité, se transformant en une salle de concert pleine de mouvement, de bracelets lumineux et de projecteurs colorés.

En ce qui concerne la première partie, on pouvait bien voir le travail qu’il y avait derrière cette production, qui a par ailleurs abouti à un résultat musical d’un niveau certes pas professionnel mais tout à fait présentable et respectable, d’autant plus que le répertoire choisi était d’une difficulté et d’une longueur notable. Cependant, étant donnée la taille du chœur, on avait l’impression que le son suffisant mais non pas abondant qui arrivait au public ne correspondait pas au très grand nombre des choristes. Quant à la transition soudaine entre le répertoire classique et moderne, non seulement elle n’a pas été gênante, mais aussi elle a donné une nouvelle fraîcheur et a attiré de nouveau l’attention du public. Cependant, je me suis posée la question  à savoir jusqu’au où peut-on aller avec les mélange des genres et des époques de musique.

Ce n’était donc pas la transition mais la seconde partie elle-même qui m’a laissé une impression médiocre par rapport à ce spectacle, et cela surtout à cause de sa qualité musicale. J’ai été très gênée de voir, durant la quasi-totalité de cette seconde partie, le chœur entier, le chef et les instrumentistes se soumettre a la domination d’une percussion play-back. Dirigeant le rythme et étant le son le plus haut que l’on pouvait entendre, ce dispositif ne laissait aucune possibilité d’expression et de musicalité aux participants, qui avaient cependant bien prouvé leur capacité de s’en sortir d’un répertoire beaucoup plus exigeant sans s’appuyer sur de tels moyens lors de la première partie.

Il s’agissait globalement d’un spectacle intéressant, durant la totalité duquel on pouvait distinguer le zèle et la vivacité des participants, et dont la fraîcheur a beaucoup plu aux spectateurs. Toutefois, il faudrait peut-être se demander jusqu’à quel point peut-on se servir de l’embellissement de la soirée par des illuminations spectaculaires, des chansons extrêmement populaires et des chorographies sur scène afin de cacher des compromis inexcusables sur ce qui fait l’essentiel d’un concert, c’est-à-dire l’expression et la musicalité.

Maria Constantinou

Le Chœur La Clef des Chants Ensemble et l’orchestre McFly Orchestra ont proposé le mercredi 26 avril au soir le concert Bach to Paradise, où se mélangeaient œuvres du répertoire classique (Mozart, Bach, Vivaldi, Puccini) et morceaux plus contemporains (Queen, Coldplay, Adele, Téléphone, L. Cohen). Avec pour pianiste Guray Basol et le ténor Shi Qiu, c’est au Grand Amphithéâtre de la Sorbonne que l’ensemble s’est produit, mené par le chef d’orchestre Benoît Reeves.

Comme beaucoup de monde, je connaissais seulement ,de musiciens comme Mozart ou Bach quelques morceaux, par exemple, La marche turque, la sérénade 13 ou les Quatre Saisons. La clef des Chants a eu la bonne idée de jouer au début du concert des œuvres, de ces compositeurs, moins connues du grand public ; cette proposition avait le mérite de faire découvrir (ou redécouvrir) plusieurs petits morceaux courts ou dont la longueur avait été diminuée par rapport aux originaux. Cela permettait d’étendre et de varier le répertoire classique, au lieu de ne jouer qu’un seul morceau qui, pour ceux qui ne sont pas habitués à la musique classique, aurait pu sembler, je pense, un peu long au bout d’un moment. Pour ma part, si j’écoute de temps à autre de la musique classique, je ne m’y connais pas vraiment : si je n’ai pas pu juger ainsi de la performance des musiciens et des chanteurs solistes, j’ai apprécié tout de même ce que j’ai entendu. J’étais d’ailleurs bien placée dans les rangs : et un orchestre en train de jouer restant un spectacle musicalement et visuellement beau, ce détail ne m’en a rendu le concert que plus agréable.

Sont venus dans une deuxième partie et pour clore le concert des titres plus récents, qui ont tout de suite installé un regain d’énergie et une bonne humeur dans la salle.  J’ai été agréablement surprise par les reprises de Queen : je ne savais pas trop à quoi m’attendre en mélangeant ce rock que j’aime beaucoup à un chœur et aux quelques violons restés sur scène. J’avais un peu peur qu’une version orchestrale enlève le charme que possède ces chansons bien dynamiques, mais le rendu m’a finalement semblait très convaincant ! Cela formait un tout original, qui fonctionnait bien. On voyait d’ailleurs que le chef d’orchestre, comme le chœur, s’amusait sur scène : s’ajoutaient au chant et à la musique des petits pas de danse, des gestes simples comme tourner en rond sur les paroles « Quelque chose en toi ne tourne pas rond » de Téléphone. Ces mouvements, mais aussi parfois l’ajout de petits accessoires, comme des lunettes par exemple ou des baguettes de couleur faisant office de baguette de chef d’orchestre, traduisaient tout le plaisir qu’on peut éprouver à faire de la musique, à chanter. La bonne humeur sur scène était contagieuse et on repartait de ce concert plein d’une allégresse tranquille.

Anne-Lise Jamier

C’est un pari surprenant que fait ce grand chœur formé d’étudiants et d’amateurs : de la Messe en si mineur de Bach à « Paradise » de Coldpay, La clef des chants ensemble mêle les répertoires classiques et contemporains pour une version musicale et euphorique de Retour vers le futur.

C’est dans le majestueux Grand Amphithéâtre de la Sorbonne que se réunit un public nombreux, enthousiaste et tout aussi hétérogène que le programme du spectacle. Une musique d’ambiance accueille les visiteurs impatients. Sous la fresque symboliste prestigieuse peinte par Pierre Puvis de Chavannes, quelques bénévoles distribuent des bâtons-bracelets fluorescents aux enfants (petits et grands) réjouis. Cela promet un concert de contrastes.

 L’orchestre et le chœur entrent en scène sous des applaudissements chaleureux. Les choristes sont vêtus tout en noir, avec un petit accessoire bleu : un mouchoir de poche pour les hommes, une fleur pour les femmes, petite touche rock dans un ensemble élégant.

Le père du chef d’orchestre, le célèbre astrophysicien  Hubert Reeves, invité d’honneur, ouvre le concert par une réflexion poétique sur le lien entre étoiles et musique. L’histoire de l’univers, a-t-il rappelé, n’est autre que l’histoire de l’organisation progressive des particules élémentaires à partir d’un chaos initial. La musique, par son harmonieuse complexité, est l’une des plus belles réussites du cosmos : en voilà une introduction ambitieuse. Il a toutefois précisé avec humour que les étoiles ne faisaient pas de musique, mais beaucoup de « bruit » (heureusement, le son circule seulement dans l’air).

Le son circule en effet très bien dans l’amphithéâtre. Suivant l’ordre chronologique des musiques, l’ensemble passe des œuvres classiques, bien maîtrisées, aux rythmes pop, rock, voire soul, sous la direction de Benoît Reeves, le chef d’orchestre, infatigable. Les lumières colorées accentuent encore le caractère insolite de l’ambiance. Le pari est tenu. Le groupe ne manque pas de ressources ni d’audace pour animer l’atmosphère et transporter les spectateurs. Les choristes n’hésitent pas à chorégraphier quelques refrains, suivis avec ferveur par le public, les bras levés.

Dans mes souvenirs, je ne suis pas certaine que le paradis ressemble tout à fait à cela, mais c’est néanmoins une belle initiative et une belle soirée.

Justine Leret

Bach to Paradise est un concert proposé par le chœur La Clef Des Chants, chœur composé d’étudiant et de personnel de l’Université Paris Sorbonne, dirigé par Benoît Reeves et accompagné par l’orchestre de la Sorbonne.

On est accueilli par des personnes fort sympathiques qui nous guident et nous distribuent des petits bouts de plastique fluorescents : l’ambiance est à la fête et la bonne humeur est au rendez-vous.

Le concert s’ouvre sur un discours très inspirant de M. Hubert Reeves qui nous explique le lien entre la musique et l’univers : ce n’est pas une question de son, mais de création. L’artiste est celui qui organise le chaos pour apporter de la beauté au monde. Après ça, on a tous envie de laisser s’exprimer l’artiste en nous.

S’en suit une partie un peu longue de musique classique (pour ceux qui n’aime pas la musique classique et qui trouve que deux chansons lyriques, ça suffit amplement) mais pour le moins interprétée avec brio. J’ai été très agréablement surprise par de très beaux solos interprétés par de très courageux solistes.

S’en suit la partie tant attendue : l’interprétation de Don’t Stop Me Now de Queen débute la liste de nombreuses autres chansons qu’on adore, qui donnent envie de danser, de chanter, de se lever et d’aller rejoindre les choristes sur scène. Cependant, malgré toute la bonne volonté de ces chanteurs en herbe, on constate un public pas hyper enthousiaste. Trop timide ? Incompréhensible pour moi qui me suis déhanchée sur mon siège toute la soirée et qui ai lyp sinké chaque mot de chaque texte de chaque chanson, depuis Hello jusqu’à C’est vraiment toi. Ça se sent… Ça se sent que c’est toi !!

Les mises en scènes étaient très actuelles et rigolotes, rafraîchissantes. En plus du spectacle sur scène, il s’en déroule un autre dans la salle : on agite nos petites loupiottes données à l’entrée et on illumine la salle de milles couleurs. C’est magique, ça clignote.

On sent l’investissement, le plaisir, le travail des choristes. Celui du chef de cœur, Benoît Reeves qui nous gratifie de son déhanché sur I want to Breakfree. Cette prestation est le reflet de l’ambiance bonne enfant dans laquelle le travail est effectué.

Le petit plus de ce spectacle, c’est son cadre exceptionnel, l’amphithéâtre Richelieu, qui, il faut bien l’admettre, a de l’allure.

Ça donne tout simplement envie de rejoindre la chorale.

Une bouffée de bonne humeur qui redonne foi en l’humanité.

Garance Marchand

La Clef des Chants Ensemble revient de plus belle pour une performance inoubliable dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne. Un répertoire varié, une énergie débordante et un orchestre enflammé, nous propulsent au sein d’une symbiose musicale enchanteresse.

Le concert est introduit par Hubert Reeves – astrophysicien, communicateur scientifique et écologiste franco-canadien – qui, rappelle par des images poétiques que la musique est le prolongement de ce que Dieu a créé. La musique, selon lui, est le « huitième jour ». En écoutant toutes ces voix à l’unisson chantant « Kyrie Eleison » de Bach nous sommes effectivement transportés dans un paradis terrestre où les anges prient pour la miséricorde des hommes.

On passe assez rapidement d’un registre à un autre mais sans que la transition soit brutale au point de troubler le spectateur. Les reprises d’Adèle et Coldplay prennent une dimension religieuse qui sied tout à fait à l’atmosphère du lieu.

Le spectacle s’achève par deux coup d’éclat : Ça (c’est vraiment toi) de Téléphone et I want to break free de Queen. Les musiciens nous livrent une performance comique, lunettes de soleil sur le nez, exécutant une chorégraphie années 1980 ou avec l’aspirateur en main, clin d’œil amusant au clip de Queen. Tout le public, adultes et enfants, emportés par ces sons entrainant, accompagnent les musiciens en chantant et en tapant dans les mains. Un bel hommage aux artistes d’une autre génération.

On attend avec impatience d’être à l’année prochaine pour pouvoir s’évader à nouveau dans une autre dimension et s’emporter sur de la musique Pop/rock.

Audrey Ravet

Un chœur d’une seule voix

La chorale la « Clef des Chants Ensemble » rassemble des étudiants, des professeurs, du personnel administratif appartenant à Sorbonne Universités et UPMC. Le concert Bach to Paradise a tenu toutes ses promesses en nous proposant un concert éclectique dans un cadre grandiose : le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne.

Le frisson est là, la magie opère au moment de prendre place dans ce temple de la connaissance où chaque mur est empreint d’histoire. Les statues de Lavoisier ou de Pascal ainsi que les allégories du Droit, de la Médecine, des Sciences, des Lettres et de la Théologie veillent sur nous et semblent également attendre le spectacle.

Afin de nous permettre de quitter l’agitation du monde réel pour être transportés par les chants, un professeur d’astronomie nous guide vers les étoiles. On pourrait presque penser que le dôme de l’amphithéâtre va se parsemer de galaxies et se transformer en un planétarium où il serait alors presque possible de percevoir le silence. Entendre le son plus que le bruit, exister ici et maintenant c’est bien la mission de la musique.

Le chœur débute par de la musique sacrée telle que le Kyrié Eleison de Bach ou encore la Messe du Couronnement de Mozart. Les voix se mêlent en une complexe composition polyphonique, élevant les âmes et provoquant ce frisson que seule la musique peut produire. La deuxième partie du concert, dédiée aux interprétations de musiques contemporaines comme Queen ou Adèle provoquent un autre type de sensation. La cohésion du groupe dégage une énergie fédératrice et contagieuse. Le parterre s’illumine d’une multitude de lumières fluorescentes qui rappellent la voûte céleste tant célébrée. Les bras se lèvent en rythme, et tout l’Amphithéâtre prend vie et aimerait chanter avec eux sur scène.

La « Clef des Chants Ensemble » a réussi à dépoussiérer le genre de la chorale. On reconnaît les influences scéniques tirées de Pitch Perfect 2 quand chaque choriste se munit d’une lampe de poche pour créer son propre faisceau lumineux. La scénographie, et surtout les jeux de lumières rendus possibles par la présence de nombreux spots de couleur, montre que la chorale a encore de beaux jours devant elle. Le choix de proposer également de la musique religieuse classique permet au groupe de montrer sa maîtrise vocale, sa force en tant qu’ensemble mais aussi de ravir tous les publics. Petit bémol : la présence sur scène d’un véritable piano à queue aurait apporté plus de majesté que le Clavinova.

Ce qui est certain c’est que les étudiants participant à ce projet ont su ne plus être « Under pressure » comme Bowie l’a chanté, et que le chant les a rendus heureux.

Victoria Robert

Le concert a lieu au grand amphithéâtre de La Sorbonne. Il est organisé par la Clef des Chants, le chœur de la Sorbonne, accompagné par l’orchestre McFly Orchestra, sous la direction de Benoît Reeves.

Si ce soir l’on est venu pour le plaisir des oreilles, nos yeux ne seront pas en reste. Le hall d’entrée de la Rue des Écoles nous plonge dans le faste le plus complet : S incrustés dans les portes, dorures, hauts plafonds … Nous avons la certitude d’être entrés dans un temple, voué ce soir au culte de la musique. Le grand amphithéâtre ne laisse pas nos pupilles en reste. Le concert se place sous les mânes d’augustes ancêtres : Pascal, Descartes, Richelieu etc. Hubert Reeves nous adresse un propos liminaire fort intéressant sur les liens entre musique et astrophysique. Il nous rappelle que l’homme est l’artisan du huitième jour, celui qui refuse de se reposer pour continuer à créer tout ce qui lui manque, notamment la musique. Chose à la fois inutile et puissamment essentielle.

Soudain, le concert débute. Les œuvres choisies sont jouées avec beaucoup de professionnalisme et sont pour la plupart exécutées sans accro. On regrettera peut-être le trop faible éclectisme des morceaux interprétés, sans oublier toutefois la gageure que représente déjà un tel travail. Le plus beau moment a lieu lorsqu’une soliste interprète le Kyrie de la messe en ut de Mozart. Le morceau est difficile, et l’on sent toute la fragilité de cette voix encore jeune qui s’ingénie à suivre les inflexions que lui réclame la partition. Ce n’est peut-être pas une exécution parfaite, mais cette juvénilité dans l’expression, ainsi que cette douceur élégiaque dans la voix, saisissent la salle d’une émotion vive, recueillie et reconnaissante.

Après une première partie « classique », durant laquelle la statue de Pascal n’aurait sans doute rien trouvé à redire, le concert se laisse porter vers quelque chose de plus contemporain. Les « tubes » s’enchaînent, en passant de Queen à Téléphone. Nos choristes s’encanaillent alors, n’hésitant pas à arborer des lunettes de soleil, tandis que le chef d’orchestre, bougeant au rythme endiablé de son chœur, agite frénétiquement une baguette multicolore.

Le concert se termine sous les applaudissements nourris du public. Quel plaisir de voir de jeunes filles danser à côté de leurs aînées, qui n’ont d’ailleurs rien à envier au déhanché de leurs camarades. Ainsi la musique, encore une fois, a su nous rendre meilleurs. On a déjà hâte à l’année prochaine.

Hugo Toudic
Photo : La Clef des Chants Ensemble
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