The Jungle Book / Robert Wilson (mise en scène), CocoRosie (musique) / Théâtre 13ème Art / Novembre 2019

Image d’entête : Romain Tissot

Jungle Book, le grand bal freak-pop de Robert Wilson et CocoRosie

Jungle Book, soit une grande et joyeuse (con)fusion entre le monde animal et celui des hommes. Fable extravagante à l’absurde singulier, ce nouveau spectacle de Bob Wilson en collaboration avec le duo musical CocoRosie est une ode à la liberté; liberté de ton, d’adaptation et de création. Cette comédie musicale propose par ses chansons, ses danses et sa scénographie une interprétation très libre de l’œuvre originale de Kipling, distillant au sein de la narration beaucoup de fraîcheur et d’ironie.

Une « Jungle » de néons à la lumière intermittente, un rideau saturé de couleurs électriques, du jazz grinçant, des musiciens à découvert… Le spectateur fraîchement installé est déjà transporté dans l’onirisme de la jungle wilsonienne – un onirisme moderne, inédit, déroutant où beatboxing et jazz, caddies et plantes font bon mariage. La narratrice-éléphant annonce ses pairs avant même de commencer à conter l’histoire, chaque animal apparaissant comme une « star » qui participerait à ce grand freak show riant et acidulé. Les dix comédiens, voix de cette jungle volontairement artificielle, affichent tous une allure minutieusement travaillée qui suggère l’animalité plus qu’elle ne la mime. Cela repose parfois sur un détail – comme les griffes, les oreilles ou encore des gestes-leitmotiv évocateurs. La jungle devient le lieu d’une démonstration libératrice pour ces personnages qui exacerbent tous une étrangeté/une excentricité propre, chacun possédant une signature vocale et corporelle assumée. Jungle Book célèbre ainsi toutes les morphologies, tous les corps mais aussi toutes les voix, tous les timbres. Bob Wilson ne cherche pas directement à questionner le rapport entre l’animal et l’humain, mais explore plutôt l’animalité, le potentiel animal de chacun. Cette charge animale se veut positive, elle libère les corps des comédiens dont le jeu semble en être une exploration. Les cheveux de l’acteur deviennent par extension les oreilles de Baloo, sa voix rauque et bestiale suggère celle de l’ours afin que nous ne sachions plus qui nous rappelle qui : l’homme l’animal ou l’animal, l’homme?

L’idée d’une jungle hiérarchisée à l’image de celle des hommes, énoncée par Kipling, est l’occasion pour Wilson de fantasmer, de mécaniser le milieu naturel en déployant une scénographie à praticables, à cordes, à herbus synthétiques et autres chariots à roulettes, une jungle où l’homme est partout. Si la Loi maintient l’ordre – elle empêche Shere Khan de dévorer Mowgli – elle ne peut rien contre le désordre esthétique. Le code de la jungle est matérialisé par un grand livre rouge en pop-up que le « petit d’homme » feuillète avec attention. Alors, le livre s’ouvre – laissant apercevoir ses pages en volume, toutes blanches… 

Le décor, qui se fait et se défait sous nos yeux avec des changements de plateaux apparents, propose des fresques aux images inédites. Parmi les tableaux qui s’enchaînent, le spectacle saisissant d’un tribunal de télés obsolètes, amoncellement d’un modernisme sur lequel on s’assoie littéralement. Pourtant Wilson ne semble pas délivrer un quelconque « message » : le sens est visuel.

La cruauté de l’Homme, évoquée à travers le témoignage de la panthère Bagheera, ou encore par la présence du chasseur au teint blafard, ne donne pas lieu à une véritable critique. L’homme armé est ridiculisé et ne fait jamais usage de son fusil. Il en va de même pour la cruauté animale représentée par le tigre Shere Khan. Bien qu’il s’agisse d’un spectacle adapté à un jeune public, Wilson ne cherche pas à moraliser son audience, mais plutôt à célébrer la fable. Pas de manichéisme, pas de marges : ici, « gentils » et « méchants » dansent et chantent ensemble dans le même bal sympathique et délirant.

Dans Jungle Book, l’absurde est donc un rire, celui de la femme-éléphant; un sourire figé, celui du mi-solaire/mi-lunaire Mowgli. Il est encore une réplique qu’on répète comme un refrain, ou un nourrisson en plastique qui apparaît et disparaît de manière inattendue. Pourtant, le rire wilsonien est chaud, il ne crée pas de malaise. Wilson, CocoRosie et tous les comédiens réussissent le pari d’un absurde édulcoré, un absurde dont on pressent l’angoisse sans réellement l’éprouver, s’adressant de fait plus aisément à un jeune public. Mais en fondant la dimension décalée de l’adaptation, l’ironie à l’œuvre (notamment dans les chansons en anglais) fait de ce spectacle autre chose qu’une simple fable pour enfants. 

Finalement, on peut être gêné par la pluralité des adresses sans doute mal équilibrée par moments, la pièce manquant peut-être sa cible en voulant viser tout le monde. On aimerait parfois que l’absurde dérange, que l’ironie soit plus appuyée, plus prononcée – ou bien que l’adresse au jeune public soit un peu plus clairement assumée. Ce spectacle, qui est une réussite d’un point de vue esthétique, peut nous laisser sur notre faim, bien que l’on reparte chez soi avec la mélodie finale en tête… 

— Emilie SAINT-PASTOU 

⁂ 

Après avoir tourné en rond pendant vingt minutes sur la Place d’Italie et m’être désespérément dirigée vers un vigile, je m’engouffre dans le Théâtre du 13ème Art et descends les escaliers. Le lieu est atypique et pour le moins original : le sous-sol d’un centre commercial.

Me voilà plongée dans une foule de gens où la diversité et l’hétérogénéité, comme dans la jungle, sont les maîtres-mots. Certains parlent anglais, d’autres français. De jeunes enfants d’à peine sept ans courent dans tous les sens, rattrapés par leur mère à bout de souffle, tentant de les faire tenir en place dans la queue qui mène à la salle de spectacle. Plus loin, des personnes d’un âge plus mûr discutent de leurs espérances et des précédentes mises en scène de Robert Wilson. Étant venue sans idées préconçues et vierge de toute attente, je laisse mon oreille traîner dans ces conversations et tente d’imaginer ce que pourrait être la pièce. 

19h40, l’amphithéâtre grouille de monde. En face de nous, six néons verts en forme de lettres clignotent par intermittence. Six néons verts, et un mot suspendu : JUNGLE. 

Les bavardages et les causeries entre spectateurs n’ont même pas encore cessé – et la lumière éclaire toujours la salle, qu’un formidable et sauvage brouhaha s’élève crescendo. Je me retourne, tends l’oreille à gauche avec cette étrange impression qu’un singe est derrière moi ; puis à droite, où j’entends le barrissement d’un éléphant. Le public s’excite et gesticule, à l’affût de cette polyphonie. Le travail sur le son est très ingénieux : il est à la fois partout et nulle part. Le chahut des animaux et cette sorte de déflagration sonore n’émanent pas uniquement de la scène, mais de toute la salle : Robert Wilson et CocoRosie cosignent une immersion complète et réaliste dans la jungle. 

Jungle Book est une revisite du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling. En effet, Robert Wilson métamorphose et renouvelle l’œuvre de l’écrivain britannique tout en gardant à l’esprit un fil rouge : le cheminement et la vie de Mowgli, jalonnés de tribulations, de découvertes et d’aventures, à la fois dans le monde de la jungle et dans celui des hommes.

J’ai été émerveillée par la mise en scène et le choix des décors. Cette recomposition minimaliste de la jungle, cette atmosphère épurée et ces lumières entrecoupées et ciselées m’ont faite replonger dans le monde de l’enfance. Plutôt agréable, comme sensation. Par exemple, l’immense découpage d’herbe dans du papier blanc réapparaît tout au long de la pièce et crée un fin décalage avec les costumes des comédiens ; des costumes aux couleurs vives, parsemés de paillettes et accompagnés de maquillages à la fois amusants et ludiques. Certes, il s’agit là d’une jungle très imagée – mais garante d’une explosion visuelle.

Par ailleurs, la scénographie de Wilson nous fait part d’une réflexion intéressante sur le monde d’aujourd’hui. La colline, voire l’amas de téléviseurs usagés en ombres chinoises nous interroge : que reste-t-il de la nature dans nos cultures ? Ou encore, le monde dans lequel nous évoluons rompt-il avec son origine naturelle ? 

Néanmoins, on tend presque vers l’effacement du conte tant la lumière et la musique sont omniprésents. Cette mise en scène remarquable et impressionnante en devient presque aveuglante et agaçante : un plaisir et une explosion de couleurs pour les yeux, quoiqu’à la limite de l’excès.

Robert Wilson a voulu mélanger tous les genres : arts du cirque, chant, danse et théâtre – mais est-il bien sûr de ne pas en avoir perdu la substance ? À trop vouloir hypnotiser le public devant ce panel de styles, le jeu théâtral est peut-être passé à la trappe. Dommage… Robert Wilson décrit ce spectacle comme un « théâtre musical », je lui donnerais plutôt le nom de « comédie musicale ». 

Cependant, et même si le théâtre manque cruellement à ce spectacle, je tiens à saluer le talent et la fabuleuse énergie déployée par les comédiens (qui se révèlent plutôt être des chanteurs) et les musiciens. La musique composée par CocoRosie est entraînante et dynamique : un vrai plaisir pour l’oreille ! En outre, dans l’orchestre situé à gauche de la scène — dans un léger renfoncement —, s’entremêlent mélodies classiques et musique plus moderne grâce à la virtuosité du trompettiste, du guitariste et de la violoniste et à la dextérité du beatmaker (« faiseur de sons »). 

En bref, de cette pièce ressort un avis mitigé. Je me suis bien amusée certes, mais les partis pris scéniques, sonores et théâtraux se sont pour ma part révéler être à double tranchant.

— Julia LEMONNIER

Pour cette soirée de novembre 2019, Robert Wilson nous propose de revisiter le classique de Rudyard Kipling, The Jungle Book (Le livre de la jungle). Pour ce faire, le dramaturge investit le Théâtre Le 13ème Art avec une version moderne et dansante.

La musique est particulièrement bien assurée par quatre musiciens (dont le beatboxer Tez, très doué) qui varient les instruments et les styles avec prestance! Les acteurs sont également très bons, tant dans leur jeu en français que dans leurs chants en anglais. Tous incorporent un certain type de mouvement et/ou de gestuelle, rappelant les tendances du disco et donnant une cohérence profonde à la pièce.

On peut regretter que cette cohérence soit mise à mal par les choix de costumes. L’usage de pantalons, robes et vestes de costume met en avant une certaine volonté d’humaniser les animaux, contrebalancée par l’usage d’un maquillage et d’accessoires mimant les attributs des animaux. La modernité de ces costumes réactualise la portée de la pièce. D’une part, la couleur et les tissus de certains restent sobres et efficaces pour allier humanité et animalité : le velours noir de la robe portée par l’actrice jouant la panthère, ou encore le pantalon beige de l’acteur torse-nu qui incarne à lui seul tous les singes de la jungle. D’autre part, cependant, certains costumes se révèlent moins efficaces. Le couple de loups qui recueille le jeune Mowgli, ainsi que son fidèle ami – l’ours Balou, par exemple : tous sont incarnés par des comédiens dont les costumes sont très colorés, aux motifs un peu étranges, flashy et aux détails presque kitsch. « Loup » est brodé en paillettes sur la veste en jean du père Loup Akela, chef de meute ; de la même manière, Balou voit une tête d’ours quelque peu agressive imprimée sur le dos de son T-shirt. Le manque de cohérence rend ces costumes inefficaces, les inscrivant d’une façon à l’inverse de l’horizon d’attentes, ce qui frôle le non-sens. 

A l’inverse, les décors sont plutôt épurés et laissent une grande place à l’imagination et à l’appropriation. L’empilement de vieux écrans de télévision pour représenter des montagnes rocheuses est particulièrement bien venu. Utilisés pour les scènes de jugement, ces monts d’écrans noirs créent un pont entre la fiction et la réalité. Ils semblent être posés là pour rappeler que les hauts sommets proposés par la Nature comme lieu de jugement semblent avoir été délaissés par les hommes, tout en permettant de donner le dernier mot à ces écrans qu’on empile dans nos vies. Les personnages du Livre de la jungle demeurent des animaux pour lesquels, sur scène comme dans la réalité, ces écrans s’apparentent simplement à un amas solide sur lequel ils s’élèvent. Montagne ou décharge? Il faut avoir les yeux d’un humain pour y voir des débris de la société.

Finalement, la force de la mise en scène de Robert Wilson réside dans les différentes lectures possibles. Ce spectacle n’est pas destiné uniquement aux enfants, ni uniquement aux adultes. Si la narration est simple, aussi abordable que la version Disney, des échos subtils au monde contemporain se laissent trouver ici et là. The Jungle Book amène à réfléchir petits et grands ; chacun comprend le propos à sa manière, mais tous repartent en fredonnant les mélodies du spectacle.

— Alice CLABAUT

Ce théâtre musical de Robert Wilson est une réadaptation du livre de Rudyard Kipling, Le livre de la Jungle. La musique et les paroles sont issues de CocoRosie, un projet musical mené par Sierra et Bianca Casady. Dans cette représentation, neuf acteurs étaient présents sur scène pour incarner les différents personnages : il y avait Astrid Bayiha, Aurore Dion, Naïs El Fassi, Yuming Hey, Roberto Jean, Jo Moss, Nancy NKudi, François Pain-Douzenel et Gaël Sall. Robert Wilson, dans son théâtre musical, a souhaité créer un spectacle qui puisse réunir tous les âges – et il a entièrement réussi puisqu’adultes et enfants sont restés fascinés par les costumes et le talent des personnages. Nous avons rigolé. Néanmoins, derrière l’exubérance et le comique apparents de cette représentation, il ne faut pas nier la dimension pédagogique/critique présente dans les décors, dans les paroles et dans les actions des personnages. 

En effet, Robert Wilson traite dans son Jungle Book de questions contemporaines, notamment sur la pollution. Il montre par le choix des décors que l’Homme détruit la Terre – par exemple, quand les animaux de la jungle se réunissent pour leur conseil sur un tas de télévisions usagées, alors que nous pouvons retrouver ces mêmes écrans dans le village des hommes. Robert Wilson veut nous montrer que ce sont les hommes qui dégradent la Nature et qui poussent les animaux à s’en aller, à disparaître. Il tient ainsi à faire une critique de la société humaine. Les animaux, dans ce conte, paraissent plus humanisés que les personnages humains. On le voit visuellement, avec les costumes. Les animaux sont vêtus comme des hommes, et leurs caractéristiques animales ne se voient que par des clichés. L’éléphante Hatchi porte une robe blanche et des talons, cependant elle a gardé ses énormes oreilles et une seule de ses pattes. Leur attitude est aussi celle des hommes, avec une dimension critique – bien évidemment. Nous nous rappellerons ainsi de Baloo qui, tenant un cadis pour dénoncer la société de consommation, est complètement ivre. Les animaux sont plus moraux que les hommes. Ils ont une vraie justice dans la jungle, et celle-ci parait plus logique que celle des hommes. 

Dans leurs paroles, les animaux sont dotés de raison tandis que lorsque l’homme apparaît sur scène, il semble démuni de tout raisonnement, il ne sait plus parler, est représenté comme un homme qui ne sert qu’à tuer avec son fusil. C’est d’ailleurs pour cette raison que Mowgli ne revient que peu de temps dans son village : il ne comprend pas le langage des hommes. De nombreuses répétitions dans ses paroles montrent que le langage de l’homme est insensé. On a même l’impression que Mowgli est incapable de comprendre leurs règles, leurs comportements – alors qu’il s’est très bien acclimaté aux lois de la Jungle. La panthère Bagheera donnera même une leçon à Mowgli en prononçant ces mots « ce n’est qu’un homme ». Elle essaye par ce biais de montrer que l’homme s’est perdu dans sa volonté de dominer, et que cela ne sert à rien de chercher à le comprendre, le règne animal demeurant le seul à être encore pur… mais pour combien de temps ?

— Camille MASSON

Le nouveau spectacle du créateur et metteur en scène Robert Wilson, The Jungle Book, coproduit par le Théâtre de la ville de Paris en collaboration avec le projet musical CocoRosie, nous plonge dans le monde de Mowgli, personnage principal de l’ouvrage Le livre de la Jungle de l’écrivain anglais et lauréat 1907 du Prix Nobel de Littérature, Rudyard Kipling.

Un spectacle dont le narrateur est l’un des animaux les plus sages de la jungle : l’éléphante Hathi nous raconte l’histoire de ce tout jeune enfant, Mowgli – drôle de petit homme qui, par le hasard du destin, est accueilli au sein d’une meute de loups et, dès lors, devra affronter avec valeur et persistance l’implacable loi de la jungle.

Cette aventure, qui se déroule dans la fin fond de la jungle indienne, est originalement représentée par Robert Wilson au moyen d’un décor construit avec des matériaux recyclés, et dont le jeu des lumières aux couleurs chatoyantes et fluorescentes est en parfaite symbiose avec le spectacle. On a l’impression de se trouver dans un monde coloré, tantôt dynamique et explosif, tantôt plus lent et poétique. Les costumes et le décor nous rappellent l’abstraction géométrique, laquelle crée un certain dynamisme – notamment dans la scène entre les animaux sauvages, digne d’une toile qui aurait été peinte à la façon de Kandinsky.

Un casting composé de jeunes et d’éminents comédiens : chaque personnage, ou plutôt, chaque animal de la jungle nous apporte son grain de génie, minutieusement choisi par Robert Wilson. Qu’adviendrait-il du jeune Mowgli sans la protection de la panthère Bagheera ? Sans la direction et la sagesse de l’ours Baloo face à son ennemi, le tigre Shere Khan ? Chacun trouve sa place dans la scène, enrichissant de son propre talent l’adaptation du lauréat Anglais.

De plus, la participation de deux sœurs américaines, Sierra et Bianca Casady (CocoRosie), du côté de la création musicale apporte une touche de nature sauvage qui ne passe certainement pas inaperçue. L’ensemble musical composé par quatre musiciens – dont un beatboxer, nous livre un aperçu de l’originalité et de la diversité musicale du projet CocoRosie. D’ailleurs, on a l’impression que Wilson fait la part belle à la musique et au chant, lesquels sont, à mon sens, le point fort de cette pièce théâtrale et musicale – ravissant l’audience des “petites personnes”, les enfants, comme celle des grands.

Ainsi, Robert Wilson nous offre un show unique et parfaitement adapté à tous les publics. Magnétique et hypnotique, cette collaboration franco-américaine ravit le spectateur de bout en bout. À ne pas manquer, la pièce contemporaine se jouera au 13ème Art jusqu’au 8 novembre 2019.

— David CORDOVA MORALES