Martin Scorsese

Exposition | Cinémathèque Française | En savoir plus


La Cinémathèque nous propose une exposition riche, très intéressante et assez bien faite. Composée en 5 temps différents, qui vont tantôt s’attarder sur la technique cinématographique de Scorsese, tantôt sur les différents thèmes abordés dans ses films, l’exposition emmène le visiteur dans l’univers du cinéaste américain de manière ludique et informée. Le cinéma est présent dès l’entrée de l’exposition puisqu’un dispositif mis en place donne à voir 5 écrans projetant des extraits d’une même séquence mais selon différents plans. C’est une nouvelle façon de visionner les films de Scorsese dont la pertinence est frappante dès le début. Par la suite, de très nombreux extraits de films sont proposés en fonction des différents thèmes abordés (la relation de Scorsese à sa famille, aux femmes, à New York…) et servent d’exemples concrets aux panneaux explicatifs.

On peut toutefois déplorer quelques aspects de l’exposition. Située au cinquième étage de la Cinémathèque, elle n’est pas très grande et laisse du coup une impression de trop peu. Peut-être est-ce aussi pour cela que le visiteur est triste de ne pas pouvoir continuer une si bonne visite. Le parcours est toutefois agréable à suivre et l’espace dédié à l’exposition est judicieusement organisé. En revanche, on peut regretter que tous les films de Scorcese ne soient pas traités de manière égalitaires : certains sont très présents (Mean Streets, Le Temps de l’innocence, Taxi Driver, Gangs of New York, La Passion du Christ) tandis que d’autres ne font que de rares apparitions et ne sont pas développés plus que ça (Le Loup de Wall Street, Aviator, Alice n’est plus ici, Shutter Island). Nous émettons néanmoins une hypothèse qui peut valider un tel choix et qui nous semble légitime : les films réellement mis en avant forment la « base » du cinéma de Scorsese et sont peut-être plus aptes à livrer l’essence du talent du cinéaste.

En somme, nous avons passé un excellent moment à nous replonger dans l’univers de Scorsese, même si l’exposition nous a laissé un petit regret : celui de ne pas être assez longue. Peut-être est-ce un moindre mal.

Marion Rosset