L’heure espagnole / Gianni Schicchi

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Quel est le point commun entre les infidélités de la belle espagnole Concepción, mariée à l’horloger Torquemada et la supercherie collective d’une famille italienne pour percevoir un héritage qui ne leur est pas destiné ? L’Opéra Bastille !

En effet, jusqu’au 17 juin, l’Opéra Bastille propose un opéra couplé mis en scène par Laurent Pelly, « L’heure espagnole » composé par Maurice Ravel et « Gianni Schicchi » de Giacomo Puccini. Mais quelles peuvent être les raisons de cette double mise en scène d’opéras en un acte ?

Au premier abord, nous sommes frappés par le décor de la scène. Une myriade d’objets chez Ravel occupent l’espace du sol au mur ; des vêtements, des meubles en tout genre et surtout des horloges dont le tic-tac résonne comme un leitmotiv. Du côté de Puccini, on retrouve la même surcharge dans le décor, on y reconnait d’ailleurs quelques éléments repris de « L’heure espagnole » ; tables de chevet, commodes, armoires envahissent et construisent l’arrière-scène par une superposition des plans. Des décors fabuleux crées par Florence Evrard et Caroline Ginet pour un effet loufoque en harmonie avec l’œuvre théâtrale et musicale.

Autre point commun, le recours au registre comique ; de situations, de mots ou encore de moeurs. Puccini nous offre une satire sociale ironique à travers la figure du faussaire Gianni Schicchi – issu de l’« Enfer » de la « Divine Comédie » de Dante. En effet, ce dernier aide la famille du défunt Buoso Donati à modifier son testament en leur faveur, mais face à la fourberie de Gianni Schicchi, tels sont pris qui croyaient prendre. Un comique de situation que l’on retrouve chez Ravel par la démesure de son personnage principal Concepción qui multiplie les amants en l’absence de son mari. Un vaudeville à l’espagnol où ce sont les portes des meubles- pendules qui claquent !

Enfin, on remarque une relation particulière entre le langage et la musique dans les deux opéras. Les voix s’entremêlent aux instruments dont les interventions ponctuelles participent au caractère loufoque et comique des opéras pour créer une « conversation en musique » comme le disait Ravel. Puccini de son côté innove au niveau de l’orchestre symphonique, choisissant des instruments peu courants tels le trombone, le xylophone ou encore le contrebasson.

« L’heure espagnole » et « Gianni Schicchi » : une association réussie, rythmée et pleine de vie, entre commedia dell’arte et opera buffa.

Samantha Demay

En 1911, Maurice Ravel décide de mettre en musique la comédie en un acte L’heure espagnole de Franc-Nohain (1904). Aujourd’hui la scène de l’Opéra Bastille s’ouvre sur l’intérieur d’une boutique espagnole dont les murs sont couverts d’horloges. Chacune à son tour s’allume pour n’en faire qu’à sa tête, tournant ses aiguilles à l’endroit ou à l’envers. Elles battent la mesure dans un désordre qui déjà prête à rire. Le schéma caricatural de la femme, du mari cocu et de l’amant atteint ici son apogée dans un va-et-vient burlesque de la boutique à la chambre, d’une pendule au canapé, d’un amant à l’autre et au troisième. Entre un mari ennuyeux, un amant trop poète et un notable gras, une femme qui désire vivre s’ennuie. Alors elle donne la cadence au fil de ses caprices, courant à droite à gauche comme ces horloges déréglées. Elle cherche le plaisir avec son air coquin si bien qu’elle entraine finalement dans son lit le déménageur musclé qui la trouve de plus en plus charmante. Cet opéra comique plein de vie embarque le spectateur dans son rythme effréné pour ne le relâcher qu’à la fin, une fois qu’il a bien ri.

Gianni Schicchi est un opéra bouffe en un acte composé par Puccini en 1918. Au centre du plateau de l’Opéra, on voit un grand lit sous les draps blancs duquel se distingue un cadavre. De chaque côté s’alignent les chaises des membres de la famille, qui pleurent faussement cet oncle ou ce frère. Mais les rumeurs courent à Signa selon lesquelles le mort lègue tous ses biens aux moines. Gianni Schicchi est alors désigné pour sauver la mise. Il ressemble à l’archétype du valet rusé de la commedia dell’arte, se travestit en vieillard avec une voix de fausset et trompe qui se croyait plus fin que lui. En arrière-plan s’étale Florence et un ciel qui change de teintes suivant l’humeur d’une famille criant au scandale. Gianni Schicchi déclenche l’émeute dans cette famille mesquine et fait tomber en éclat les bondieuseries hypocrites. La puissance de cet opéra réside dans le trio gagnant : Gianni Schicchi (Artur Rucinski), sa fille Lauretta (Elsa Dreisig) et son amant Rinuccio (Vittorio Grigolo), qui emplissent l’espace de leur vitalité.

Mathilde La Rochefoucauld

Ce soir du 17 mai je me suis rendue à l’Opéra à Bastille pour la première de l’opéra « L’heure Espagnole » de Maurice Ravel et « Gianni Schicchi » de Giacomo Puccini, grâce aux billets offerts par le Service Culturel de la Sorbonne. En fait, normalement je n’avais pas prévu de participer à aucun événement culturel dans le mois de mai, inquiète pour les examen, mais l’occupation de la Sorbonne a eu une certaine influence au niveau de mon emploi du temps. Je pensais aux examens pendant que je voyais la Colonne de Juillet de la Place de la Bastille devant moi. Quoique j’aime beaucoup l’opéra, c’était la première fois, pour une série de coïncidences, que je me trouvais à visiter l’Opéra Bastille. J’ai pris une certaine marge de temps pour visiter l’immeuble. J’ai profité du beau temps et du panorama, qui affectaient l’intérieur même de l’Opéra, grâce à un jeu de miroirs et de fenêtres, et aux verres du plafond. J’apprécie beaucoup les choix modernes qui caractérisent l’édifice. Une fois rentrée je me suis assise dans ce qui s’est révélé être un très bon placement pour profiter du spectacle qui se jouait. Comme convenu, le spectacle commença avec le célèbre opéra de Ravel, « L’heure Espagnole ». L’opéra nous transporte soudainement dans la boutique de Torquemada, où on fait connaissance avec sa femme Concepcion et la farce typique des situations ravéliennes ; la femme et sa sensualité manifeste, harmonique, le rythme impétueux – marqué par centaines d’horloges – du déroulement de l’intrigue, les décorations fastueuses, redondantes, presque baroques et la mise en scène d’une beauté et d’une abondance bouleversantes. L’ambiance dans la grande salle était concentrée, et c’était tellement agréable à suivre que même une classe d’étudiants de l’école primaire assis à coté de moi étaient totalement captivés par l’intrigue, les yeux collés à la scène. Ce fut avec beaucoup d’attentes de ma part, donc, que j’ai attendu la deuxième partie du spectacle, soit car la première avait été tellement spécial, soit à cause de mes origines italiennes, et il m’intéressait de voir un regard « étranger » sur le célèbre opéra de Puccini. Avec ces pensée, les rideaux se sont levés. J’avoue que cette œuvre ne faisait pas parti de mes préférées du « maestro », mais mes attentes ont été quand même un peu déçues. Je ne l’ai tout simplement pas retenue comme étant à la hauteur de la pièce précédent, ni à la hauteur en soi-même, par rapport au « Gianni Schicchi » que j’avais vu au Théâtre de l’Opéra de Rome : tout y était parfait, l’orchestre, les chanteurs lyriques, le jeu des comédiens. Mais, d’un autre côté, la lumière, la perception de la scénographie ne faisaient penser qu’à la farce, la comédie de l’art, le ressort comique, et ils ont un peu oublié de représenter dans tout son ensemble la forte connotation politique de ce que représente l’opéra puccinien, c’est-à-dire sa truculente, sombre, satire sociale ; impossible de représenter ça avec légèreté.

Elisa Lamura

L’été arrive à grand pas, et pour cause, c’est un voyage auditif et visuel qui nous est offert à l’Opéra Bastille dans une ambiance méditerranéenne. Comment ne pas être transporté par les ondulations arabesques orchestrales et les onctueuses mélodies des arias ?

Un véritable travail est effectué par le scénariste qui parvient à mêler deux histoires sans faire décrocher ou brusquer le spectateur. Toutes deux comédies, l’une parle d’une femme infidèle et l’autre d’une supercherie opérée pour voler un héritage. Un grand bravo au chef d’orchestre Maxime Pascal qui parvient à lier les variétés sonores de l’orchestration de Ravel au lyrisme de Puccini.

La disposition scénique richement décorée et le jeu des acteurs parfois trop exagéré ne laisse pas de place à l’ennui, suscitant rires et curiosité. L’audience ne manque pas de s’esclaffer par moments et les enfants de pouffer lors des scènes de plaisanteries ou de cocasseries.  C’est une véritable proximité qui s’instaure entre les acteurs et le public, qui ne manquera pas de récompenser par des torrents d’applaudissement l’exécutions des airs les plus connus et attendus de l’opéra durant la représentation même. Je pense notamment au célèbre « o mio babbino caro » fabuleusement chanté autrefois par Maria Callas et ici merveilleusement interprété par Elsa Dreisig. A noter en plus que l’acteur incarnant le personnage de Gianni Schicchi s’adresse directement au public, brisant ainsi le quatrième mur dans un final émouvant.

La magie de ce spectacle fut possible grâce aux innovations techniques mis à disposition par l’Opéra Bastille, offrant ainsi une acoustique puissante des voix projetées et une possibilité de décors variés.

Elona Prime

En cette période de tension entre étudiants et facultés, il fait bon de se détendre un peu un jeudi soir à l’Opéra Bastille, notamment pour assister à la première représentation publique cette année de L’Heure espagnole et de Gianni Schichi (19h30). L’Heure espagnole est un opéra en un acte écrit en 1911 par Franc-Nohain (de son vrai nom Maurice Etienne Legrand) accompagné par la musique de Maurice Ravel ; Gianni Schichi, également en un acte, est écrit par Giovacchino Forzano en 1918 et accompagné de la musique de Giacomo Puccini. La direction musicale a été confiée au chef d’orchestre Maxime Pascal. Ce sont deux comédies joyeuses qui ont été représentées, toutes deux intrigues de famille reprenant des ressorts traditionnels comiques, dans une atmosphère gaie et ludique espagnole et italienne.

Dans L’Heure espagnole, Concepcion est la femme de l’horloger Torquemada et accueille ses amants pendant l’absence de son mari. Elle doit néanmoins les cacher dans des horloges car le muletier, attendant la réparation de sa montre, a été prié de patienter dans la boutique. Impropres à assouvir les désirs de la belle, les amants sont congédiés par Concepcion qui trouve ses besoins satisfaits par le muletier.

Quand à Gianni Schichi, il s’agit de “sauver” une famille de la perte de leur part d’héritage après la mort de leur cher Buoso Donati et de réunir deux amants. C’est au paysan Gianni Schichi de résoudre le problème en réécrivant le testament, en se faisant passer pour le mort… C’est lui aussi qui récolte la plus grosse part de l’héritage.

Tantôt envolées lyriques passionnées, tantôt brèves répliques comiques, tantôt déplorations déchirantes, les superbes voix autant les masculines que les féminines résonnent en harmonie avec la vigueur et la douceur de la musique.

Cependant, le décor n’est pas un élément moindre dans la représentation : il est propre à nous plonger dans un univers tout autre. Dans un premier temps, l’on est attiré par l’atmosphère aussi paisible que mystérieuse d’une maison intime, antre insolite de nombre d’horloges et d’objets hétéroclites qui font entendre le cliquetis de leur mécanique vivante. Dans un second temps, les meubles qui peuplent la scène, et bien au-delà, ceux qui peuplent toute Florence, semblent revêtir une portée symbolique en soulignant l’importance de la richesse matérielle accordée par cette famille de petite bourgeoisie.

En effet, sous des intrigues d’apparences frivoles, maintes métaphores, se nichent dans la pièce espagnole, entre les balanciers qui pointent et des horloges qui se font tombes de Gonzalve et d’Inigo… D’autre part, la pièce italienne semble montrer du doigt le matérialisme d’une autre époque. Toute cette poésie et cette dénonciation – pas si discrète – rajoutent du charme à ces œuvres déjà merveilleuses musicalement et visuellement parlant.

Eveline Su

     Le jour du 17 mai 2018 aura marqué deux premières pour moi. La première de L’Heure espagnole suivie de Gianni Schicchi, et ma première à l’opéra Bastille. Pour cette première soirée, j’ai donc pu assister à deux opéras, et je comprends mieux pourquoi ce genre est si emblématique, dans la culture européenne.

     L’Heure espagnole, opéra de Maurice Ravel, ou plutôt « comédie musicale » comme ce dernier l’a sous-titré, a été mis en scène par Laurent Pelly et dirigé par Maxime Pascal. L’action se déroule dans l’Espagne du XVIIIe siècle, dans une horlogerie, où cinq personnages se donnent la réplique. Concepcion, la femme de Torquemada (l’horloger) s’arrange pour qu’il quitte sa boutique, afin de pouvoir faire venir son amant Gonzalve, tandis qu’un client, le muletier musclé Ramiro, vient contrecarrer ses plans. Un dernier personnage, Don Inigo Gomez, un riche banquier amoureux de Concepcion, vient finalement compléter l’intrigue…

     Plutôt que le XVIIIe siècle, Laurent Pelly a préféré nous mettre en immersion dans les années 1970 ; vêtements colorés, pantalons pattes d’eph, longs cheveux pour un Gonzalve mélomane, fou de poésie et d’horloges. Ses airs sont drôles, ils caricaturent l’Artiste, et le ténor Stanislas de Barbeyrac, a incarné son rôle à merveille. Le muletier, en habit de travail, naïf et servile, incarné par Jean-Luc Ballestra, est également un rôle plein de comique. Il était intéressant de remarquer que la musique fût en accord total avec l’action. Les trois autres rôles m’ont paru plus effacés bien que Concepcion soit le personnage central de la pièce.

     Le second opéra, court, comme le premier, a été judicieusement joué en second. Il m’a semblé plus divertissant, avec un rythme plus soutenu, des airs plus clinquants, et une musique plus plaisante à l’oreille. Sûrement pouvons-nous là noter la différence de style entre les deux compositeurs. Ravel nécessite pour ma part plusieurs écoutes avant de véritablement être appréciable, sa musique étant plus modale que celle de Puccini. Gianni Schicchi, incarné par Artur Rucinski, était génial. Le spectateur a de l’empathie pour ce personnage pourtant mis aux Enfers par Dante, dans sa Divine Comédie, dont l’opéra est inspiré. Le synopsis est le suivant : Au Moyen Âge, alors que Buoso Donati vient de mourir, les membres de sa famille réalisent qu’il a légué la totalité de son héritage aux moines. C’est alors que Rinuccio, neveu de Buoso, a l’idée d’avoir recours à Gianni Schicchi, personnage pauvre, mal considéré par ses pairs, et père de Lauretta, la fiancée de Rinuccio. Le mal-aimé, rusé et vengeur se fait alors passer pour Buoso, afin de pouvoir modifier son testament…

     Le comique est très présent. Le couple formé par Lauretta et Rinuccio interprétés par Elsa Dreisig et Vittorio Grigolo, propose des airs magnifiques qui rappellent probablement l’opéra buffa du XVIIIe  siècle. La voix de soliste est mise en valeur avec des tenues, des notes aiguës… très propices aux applaudissements, qui sont d’ailleurs demandés à la fin du spectacle par Schicchi lui-même, ce qui achève l’acquisition de l’approbation du public pour ce Zorro des temps anciens.

      Ces deux opéras, frais et pleins d’humour ont remis au goût du jour les genres de l’opéra-comique et de l’opéra buffa qui n’étaient plus d’actualité dans l’Europe du début du XXe siècle. Associés joliment pour nous, spectateurs du XXIe siècle, ils nous replongent dans l’époque de la culture de la mélodie et de la modalité.

Alice Paroissien

Le duel des deux Latins

Les deux fameuses cultures latines s’opposent en ce moment même à l’Opéra Bastille sous forme de deux opéras dont l’un est d’inspiration espagnole et l’autre italien.

Créée en 2004 au Palais Garnier, la production de Laurent Pelly réunissant L’Heure espagnole et Gianni Schicchi fait son retour à Paris.

A priori très différentes l’une de l’autre par le style et la nationalité, les deux pièces musicales  ont tout de même quelques points communs : elles furent composées dans la même décennie. Ravel composa L’Heure Espagnole en 1911 et Puccini dévoila son Gianni Schicchi en 1918. Ce sont des opéras en un seul acte et le metteur en scène situe les deux histoires au XXème siècle.

Dans l’Heure Espagnole, on se retrouve à Tolède chez l’horloger Torquemada : la scène se mêle entre bazar et horloges, ce qui nous rappelle le superbe décor du Barbier de Séville à Bastille en début d’année.

L’ambiance est très bien recréée par l’orchestration de Ravel, avec un style très hispanique, notamment grâce à l’usage de castagnettes et du rôle ponctuant de l’orchestre. Le livret est également hispanisant, puisqu’on y reprend des termes espagnols comme “toreador”, “alcade”, “don Inigo” etc. Même le personnage principal, Concepcion, la femme infidèle de l’horloger, nous rappelle la célèbre Carmen, dont la mezzo Clémentine Margaine avait également interprété le rôle en mars 2017 à Bastille.

Sur un modèle de commedia dell’arte, les quiproquos et effets comiques s’enchaînent sur scène : les deux amants de Concepcion, l’un efféminé au style disco vêtu de couleurs chaudes, l’autre grisâtre et banquier de son état, se succèdent dans la boutique et le muletier Ramiro est mené en bateau pendant près d’une heure.

Ravel crée le comique grâce à la prosodie française qui se rapproche bien plus de la déclamation que du chant.

Dans ce vaudeville presque “pornographique”, la morale est tout à fait comique puisque la femme de l’horloger finit par prendre pour amant le pauvre muletier !

« C’est la morale de Boccace : Entre tous les amants, seul amant efficace, Il arrive un moment, dans les déduits d’amour, Où le muletier a son tour ! »

Changement de décor, on se retrouve face à un amas bordélique de meubles et d’objets en arrière-plan, alors que l’attention du spectateur est retenue par le lit d’un mort placé au centre de la scène !

Le vérisme italien et grand bel canto de Puccini prend place, les envolées lyriques remplacent la belle prosodie française. Le public est fasciné par les magnifiques voix, l’orchestration retrouve sa puissance presque romantique, notamment avec le superbe duo Vittorio Grigolo et Elsa Dreisig.

La pièce s’active autour de scènes familiales : le vieux est mort et chacun veut sa part.

Ironie du sort encore une fois : c’est le père de Lauretta, celle qui chante le fameux tube “O mio babbino caro”, Gianni Schicchi, qui fait, et d’un, parler un mort, et de deux, vole une grande partie de l’héritage de la famille. Dans cette tragi-comédie, Puccini nous surprend et nous laisse sur une fin aussi ironique que lyrique.

Céline Fiszbin

Photographie : plainpicture / mia takahara

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