Kery James

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Le 15 Mars, Kery James était sur la scène mythique de l’Olympia pour la deuxième soirée consécutive. Sans aucune promotion ni publicité, le rappeur qui avait rempli Bercy en 2013 revient avec Mohamed Alix, son dernier projet.

Comme le titre de l’album le laissait présager, tout le spectacle reproduit le déroulement d’un combat de boxe. Peu à peu la salle se remplit et vers 20h, l’échauffement commence avec deux groupes de jeunes rappeurs venus faire la première partie du concert. Une fois la salle chauffée, le public attend Kery James. Pendant qu’un présentateur multiplie les périphrases, une légère lumière sur le côté de la scène montre le champion qui se prépare avant le combat. La mise en scène est très soignée, rien n’est laissé au hasard. Kery James est en tenue de boxe, en train de faire des shadows.

Son entrée sur scène est tout aussi fracassante qu’une entrée sur le ring.

Véritable pilier du rap dit « conscient », Kery James manie les mots avec une habileté technique et force poétique sans égales.
Son nouvel album s’inscrit dans une tension entre des influences old school et des inspirations plus contemporaines. Dans la forme comme dans le fond, certaines références des années 90 sont facilement repérables. Son flow, sa technicité ou encore son engagement ne sont pas sans rappeler ceux de IAM ou d’Oxmo Puccino. Pour ce qui est des inspirations plus contemporaines, certains morceaux comme Mohamed Alix tapent dans le registre très en vogue de l’ego-trip (lorsque le rappeur s’auto-flatte). D’autres encore font quelques emprunts à la musique « trap ».

La diversité de l’album prouve donc que Kery James est un artiste accompli : s’il s’inspire des tendances actuelles, c’est pour mieux se les approprier. Il les utilise tout en conservant son ipséité qui fait de lui un monument dans la scène rap française des dernières décennies.
Seul petit bémol : de mauvais réglages techniques en régie étouffaient un peu le son et empêchent une parfaite compréhension des paroles et privant parfois le spectateur du plaisir des mots.

A plusieurs reprises pendant le concert, Kery James sollicite le public en lui demandant d’effectuer toutes sortes de mouvements. Cet investissement physique du public contribue à l’installation d’une ambiance particulièrement chaleureuse et participe d’un sentiment de proximité entre l’artiste et le public.

En bref, Kery James nous a offert une véritable performance, à l’image des sportifs de haut niveau qui sont visiblement une source d’inspiration pour lui. A la sortie du concert, la fatigue se fait sentir. Le verdict est sans appel : Kery James nous a tous mis K.O.

Linda Beddiar

Kery James est revenu sur scène à l’occasion du Muhammad Alix Tour, à l’Olympia de Paris, ce mois de Mars. Le rappeur, égérie du mouvement du “rap conscient”, propose un spectacle de deux heures, reprenant à la fois ses œuvres les plus iconiques et ses morceaux les plus récents.

La mise en scène s’articule autour du thème de la boxe, et Kery James, en combattant principal, “affronte” tour à tour d’autres rappeurs venus chanter ses morceaux (à l’image de Youssoupha, Lino, Fianso…), le système capitaliste, le racisme, et lui-même. En effet, la carrière de l’artiste s’apparente à un véritable voyage initiatique, où de longues années durant il chercha à se définir, à exprimer sa verve et sa hargne lorsqu’il s’agit de combattre les inégalités par exemple, tout en essayant de se modérer. Sa conversion à l’Islam, dans le courant des années 2000, marque un tournant dans sa carrière : le rappeur s’impose comme un des porteurs de sagesse de la scène du rap français. Sa volonté d’inciter les jeunes, issus de l’immigration ou les personnes victimes de racisme, à s’émanciper s’imprègne d’un profond message de paix et d’harmonie entre toutes les ethnicités. Pour lui, la réponse pour lutter contre les inégalités ne se trouvera pas dans la haine et le conflit, mais dans l’écoute des autres et le respect interculturel. En dénonçant les politiques du “diviser pour mieux régner”, Kery James invite tous, noirs comme blancs, banlieusards comme parisiens, riches comme pauvres, à reconnaître et comprendre les difficultés qui peuvent se poser dans les vies de chacun, et à se réunir. Il identifie le véritable problème de fond dans la classe politique actuelle, où droite et gauche auraient le même mot d’ordre, le profit, mais également l’instrumentalisation des médias, ou encore le déterminisme social perpétré par l’éducation nationale à l’encontre des “jeunes de cité”.

Les paroles du rappeur, cinglantes, dénoncent les torts de notre société, mais avec un optimisme assez rare dans la scène musicale actuelle, ce qui invite davantage à l’espoir qu’à la désillusion. Les revendications de Kery James sont nombreuses, et soulignées par la réappropriation d’un vocabulaire à l’origine insultant par l’artiste : on peut ainsi assister à une foule en délire scandant avec le chanteur leur amour pour les “musiques nègres”, ou encore leur fierté d’être des “banlieusards”. Un coup de fouet qui fait du bien dans le contexte de l’actualité d’une société qui peine de plus en plus à cacher les inégalités qu’elle entretient, à la faveur des Présidentielles de 2017. D’autre part, le concert se plaçait comme un hommage aux familles victimes de violences policières, les familles d’Adama Traoré et de Théo ont été invité et salué, remercié. Un petit film au milieu du spectacle invitait les spectateurs à venir marcher Dimanche 19 Mars, dans le but de manifester contre les violences policières. Un concert gratuit y sera ailleurs animé par les différents artistes qui se sont manifestés au Muhammad Alix Show. Une solidarité sans faille, un engagement pacifique mais tout de même revendicateur, des paroles qui frappent juste : tels étaient les maîtres mots du spectacle de Kery James à l’Olympia, qui continuent encore aujourd’hui de résonner dans les oreilles et les esprits des spectateurs et des spectatrices.

Eve Benhaim

Après la sortie de son nouvel opus Mouhammad Alix le 30 septembre 2016, Kery James était très attendu par ses fans. Profitant du grand succès qu’il rencontra au Zénith le 30 novembre dernier, le rappeur de son vrai nom Alix Mathurin, prolonge ses dates et passe par l’Olympia, la salle mythique de ses débuts, les 14 et 15 mars derniers.

Avec le Mouhammad Alix Tour, Kery James voit les choses en grand : en première partie, le groupe de rap venu de Sète, Demi Portion enflamme la salle avec leur nouvel album 2 Chez Moi. Et sans oublier, la venue du rappeur Six Coups Mc avec qui Kery James a fait plusieurs duos durant le concert. Au bout de 20 ans de carrière, Kery James a su montrer à son public qu’il est toujours l’un des piliers du rap français. Son nouvel album rend compte de sa volonté d’innover son style, de s’adapter aux nouvelles attentes et tendances: adoptant un ton plus pesant et grave, Kery James prouve que l’on peut faire du rap conscient sur de la trap. Les jeux de lumières, très travaillés,  appuyaient les paroles engagées de Kery James. Les lumières, en effet, participaient à la mise en scène que le rappeur a voulu créer: on assistait à une véritable battle langagière, où Kery James accompagné de Six Coups Mc s’affrontaient sur un ring figuré par les faisceaux lumineux. L’ambiance musclée était également portée par un florilège de sons variés: les musiques engagées et critiques du système comme Racailles  et La rue ça fait mal étaient reprises en cœur par les fans. Mais un certain aspect autobiographique ressortait de l’album notamment avec Pense à moi adressé au fils de Kery James, ou encore Des morceaux de nous dédié à sa femme, enfin dans D’où je viens il nous confie une part de sa jeunesse. Fidèle à lui-même, il n’a pas hésité à balancer ses sons old school pour le plus grand plaisir de tous avec Hardcore de l’album Le combat continue de 1998 et Banlieusards de l’opus À l’ombre du Show Business de 2008.

Quelques petits bémols ont néanmoins desservit le concert: le son était saturé par les basses trop fortes, ce qui ne nous permettait pas de bien entendre les différents rappeurs chanter. La fumée aussi, fumée de cigarettes pour ne citer que ce qui est légal, a très vite infesté le théâtre- come on dans une salle fermée avec de la moquette?

On dira ce que l’on voudra, le public de Kery James était surprenant par son aspect bariolé. Des jeunes et moins jeunes aux styles vestimentaires variés, parisiens et banlieusards, bien entendu, se retrouvaient ensemble et pas que! La province était de la partie aussi, certains étaient venus de loin pour le rappeur. Cet ensemble bigarré était à l’image même du message de paix et d’unification de Kery James. Parce que oui, l’artiste d’hip hop underground sait mêler textes et engagements politiques. Dans un moment de troubles où plus d’un appellent à l’exclusion, Kery James rassemble et c’est ce qu’il a fait durant son concert. Il a diffusé le clip Marche pour la Justice et la Dignité réalisé par Leïla Sy et produit par Praxis films, où de nombreuses célébrités-chanteurs, acteurs- appelaient le plus grand nombre à se réunir le dimanche 19 mars sur la place de la République pour réagir contre les trop nombreuses affaires de bavures policières survenues et contre la corruption des politiques. Sur sa page officielle Facebook, Kery James rend hommage aux victimes des abus et violences policières en leur dédiant la vidéo. La Marche était suivie d’un concert où de grands noms du rap français répondaient présents et apportaient leur soutien comme Youssoupha, Kery James lui-même, Medine, Mokobe pour ne pas tous les citer.

D’Alix le révolté, à Ali le sage, Kery James garde son énergie, sa hargne contre l’injustice et continue le combat qu’il s’est donné à travers son rap engagé.

Amandine Cheval

Kery James, rapp « eur » de force

Après une première partie annonciatrice de l’énergie qui lui succèdera – mettant à l’honneur un artiste reconnaissant de l’hommage qui lui est fait de se produire dans la salle prestigieuse de l’Olympia – , celui que certains appellent « tonton Kery » arrive dans une atmosphère de ring de boxe : c’est cette adéquation entre les lumières rouges, échos des mitaines de même couleur du rappeur, le martellement des percussions, le tout confirmé par le mime d’un combat entre deux des rappeurs – ils sont trois – , qui donne ce sentiment du rapport de force, la ligne de conduite du concert.

Ce rapport de force, on le retrouve au sein même du public avec le mouvement des corps dans cet espace restreint que s’est approprié un public plutôt jeune, parfois déjà gagné par l’ivresse de quelques bières, et en grande partie de banlieue : les trois rappeurs qui occupent la scène, alignés, invitent les fans à suivre leurs mouvements – ce qui amène parfois à s’interroger : sommes-nous à l’Olympia ou dans un cours de gym ? Oscillations de haut en bas, deux pas vers la droite puis deux vers la gauche, les uns contre les autres, interactions avec les artistes, tous les moyens sont bons pour rendre le public actif et le plonger dans une forme de transe, augmentée par les fumées de toutes natures qui émanent de la foule et par le taux en alcool parfois un peu élevé des spectateurs.

Ce rapport de force, c’est aussi le pouvoir revendicatif et primordial du rap en général, qui justifie son existence et qui ici se manifeste par une implication et des dénonciations de nature politique, sous trois formes. Premièrement, c’est cette dénonciation de la haine raciale, dans les débuts du concert, à un moment hors du temps où la voix seule de l’artiste occupe l’Olympia, sous le feu de projecteurs bleus qui convergent vers lui, dans une atmosphère poignante et poétique ; ensuite, c’est cette dénonciation, toujours, de la place faite aux banlieues, avec des formules frappantes que la majorité du public connaît par cœur, comme l’expression « On est pas voués à l’échec ; banlieusards, on est fiers de l’être », scandée à intervalles réguliers sur l’invitation de Monsieur James. Cette dénonciation s’étend à celle de la guerre humaine, tant cette guerre totale et internationale avec un champ lexical déployé, que la guerre civile qui menace chaque jour la France et que représentent les « arrestations, incarcérations, pressions » à l’encontre des dits banlieusards. La dénonciation des dirigeants est sans doute celle menée avec le plus de véhémence, le public ponctuant ce discours par une insulte qu’on ne citera pas mais qui, souvent adressée aux habitants des banlieues, rappeurs etc., est ici retournée vers la classe politique en général. Enfin, cette critique généralisée du système devient action quand est projeté un film au profit de la marche du dimanche 19 mars, marche pour la justice et la dignité pour soutenir les familles des victimes de la violence policière, d’une actualité brulante. Les proches des victimes invitent à se joindre à eux dans une vidéo en noir et blanc touchante, qui pourrait rappeler les « Restos du cœur » par le discours fragmenté et pris en charge par les différents intervenants, qui marchent vers nous.

Malgré toutes ces revendications qui pourraient découler vers la censure, plausible, toute la subtilité du rappeur, c’est de dénoncer avec véhémence tout en invitant à la révolte pacifique – bien que dans la salle, on ressente cette fougue, cette âme du peuple, cette capacité presque magique à être éveillé et à pouvoir entrer en marche – ou en révolution. Car oui, dans cette petite salle qu’est l’Olympia, cette foule debout en interaction avec le rappeur qui incarne une forme de dirigeant, les bras levés en signe de consentement, ne peut qu’établir un lien avec les foules révolutionnaires dotées d’un pouvoir de révolte et d’une force sans égal. Alors on retrouve cette énergie, et ce pouvoir de revendication dignes du rap.

Alexandrine Monnot

Proposées dans le cadre de son « Mouhammad Alix Tour », ces deux nouvelles dates parisiennes seront l’occasion de (re)découvrir en live son nouvel opus baptisé “Mouhammad Alix”. A la recherche perpétuelle de nouvelles sonorités et de renouvellement artistique, le rappeur fait de nouveau parler sa technique avec un engagement intact, un ton grave et pesant.

Ce que concerne l’organisation et le déroulement: le concert était retardé d’une heure… Du 20h à 20h35 il y avait des interventions musicales des jeunes, qui plaisaient au public… Mais deux quart d’heure d’attente non animé les a démoralisé. Avec l’arrivé du star la salle s’est réveillé. L’artiste contacte beaucoup avec le public, en les faisant le suivre à danser et chanter. Sur la scène également pendant les chants il y avait un spectacle de lumière… L’âge du public présente était entre 18 et 30 ans… Mais il y avait également pas mal des mineurs… Pour les prochaines invitation sera bien de préciser que les places sont debout (il y avait des places assis à l’étage), parce que pour une personne comme moi qui ne danse pas ce n’était pas évident de rester de bout 3 heures… La chose désagréable était que les gens fumer dans la salle… sans parler des gens ivres…

Ce que  concerne le concert: Pour moi cet artiste était une découverte. Kery James, de son nom d’état civil Alix Mathurin, né le 28 décembre 1977 , en Guadeloupe, est un rappeur français. Il est considéré par la presse spécialisée et le public comme la figure de proue du rap conscient. Son œuvre évoque la vie en banlieue et les inégalités dans la France actuelle.

La passion pour le rap a commencé dans l’enfance, quand il a découvert la dureté de la banlieue parisienne à Orly. Il est très vite attiré par la rue. Porté par un public en demande d’authenticité, Kery James devient la nouvelle figure de proue d’un hip-hop underground sans concession. L’enfant du ghetto a grandi est prend conscience de l’impact de son art. La virulence de ses propos touche un public underground qui se reconnait en lui. Kery James monte sur scène présenter l’album accompagné d’un groupe acoustique. C’est un revirement sur le fond mais aussi sur la forme puisqu’il fait jouer par des musiciens des morceaux aux influences multiples, africaines, arabes, sud-américaine, qu’il a lui-même composé. Défenseur d’un islam fraternel et tolérant, Kery James profite de l’occasion pour mettre les points sur les i au sujet de son image de rappeur trop moralisateur. Profondément marqué par les vagues d’attentats causées par des terroristes se réclamant de courants religieux musulmans, Kery James cherche, à travers Ma vérité, à rétablir l’image qu’il a de sa religion. Kery James est engagé pour l’émancipation et la réussite des jeunes des quartiers populaires. Le morceau phare de cet engagement est Banlieusards, dans lequel il déclare en parlant des jeunes de quartier « On n’est pas condamnés à l’échec ».

* Salle culte, l’Olympia a accueilli sur scène les plus grands artistes de Piaf, Brel et les Beatles jusqu’à Lady Gaga et les Rolling Stones. Rêve pour les uns, lieu magique pour les autres, l’Olympia, indissociable de son fondateur Bruno Coquatrix, a acquis au fil des années une réputation internationale, proche du mythe : on ne se produit pas à l’Olympia, on « fait » l’Olympia. Hors du temps, la salle est sans cesse à découvrir ou à redécouvrir car, comme un grenier mystérieux, elle ne livre jamais tous ses secrets d’un seul coup, et c’est probablement ce qui fait tout son charme.

Iuliana Soltan

Le 15 mars 2017, je suis allée à l’Olympia pour assister au concert de Kery James, un rappeur français suivi par de nombreux fans. À l’extérieur de l’Olympia, sous le nom mythique de cette grande salle de spectacle parisienne, brillait en néons rouges celui du chanteur accueilli ce soir-là. Une fois l’entrée franchie, un long, large et haut couloir rouge – lui aussi – conduit tout droit à une grande pièce rouge en forme de demi-cercle où il est possible d’acheter à boire, et à partir de laquelle on accède à l’orchestre et au balcon de la salle de spectacle proprement dite. Cette dernière est capable d’accueillir de nombreux spectateurs. Dans l’orchestre, les beaux et confortables fauteuils rouges habituels avaient été enlevés, le rap n’étant pas un genre musical qui, en concert, s’écoute assis. Seul le rouge de la rambarde et des fauteuils du balcon (qui eux, avaient été laissés) contrastait avec le noir du sol et des murs de la salle. Le public était ce soir-là très majoritairement composé de jeunes hommes de 20 à 30 ans.

Le concert a débuté à 20 heures avec, en première partie, les rappeurs Demie Portion et Six Coups, venus chauffer une salle déjà très excitée par les nombreux verres de bière que beaucoup de ceux qui s’y trouvaient avaient consommés. Au bout de 40 minutes, l’ambiance était survoltée, mais le public de fans de Kery James présent ce soir-là a malgré tout dû prendre son mal en patience et supporter plus  de 20 minutes de pause entre la première et la deuxième partie. À 21 heures passées, après s’être faite bien désirer, entrée très théâtrale de Kery James en boxeur sous les acclamations d’un public surexcité.

Durant tout le concert, l’ambiance était au rendez-vous, les artistes sur scène sachant parfaitement faire agir et réagir les spectateurs de la salle pleine à craquer. Il était impressionnant de voir que le public présent ce soir-là connaissait par cœur les paroles de chaque chanson. Il valait cependant mieux les connaître pour apprécier ce concert de Kery James et lui trouver un véritable intérêt, car si l’ambiance était là grâce aux fans venus en nombre, les chansons étaient inaudibles, couvertes qu’elles étaient par une sono beaucoup trop forte. Je regrette qu’en concert, Kery James, qui est un artiste qui travaille beaucoup ses textes, rende ces derniers inaudibles par le parti pris artistique de n’avoir sur scène pour tout instrument qu’un synthétiseur, une platine de DJ et une batterie dont le rythme lancinant finit par faire se ressembler chacune des chansons interprétées et à les annihiler dans un même brouhaha étourdissant.

Yali Tang
Photo : Dmdstyle
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