Les Choéphores – Les Euménides D’Eschyle

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Date et horaire
jeudi 28 mars 2019 (19h00)

Lieu
Campus Pierre et Marie Curie (Jussieu) - Amphithéâtre 25

Pièce

  1. L’Orestie : Les Choéphores
    Les captives portent des libations, d’où leur nom de Choéphores, sur la tombe d’Agamemnon, où se trouvent déjà Oreste, aveugle, et son ami et guide Pylade. Elles arrivent avec Electre. Electre retrouve son frère Oreste, dont elle a été séparée. Poussés par les captives, les deux enfants trouvent la force de venger leur père. Oreste, avec Pylade à ses côtés, tue sa propre mère. Puis tue Egisthe l’amant. Et le filet baigné du sang d’Agamemnon qu’il ramène du palais signifie sa vengeance et la folie qui commence à s’emparer de lui dans une traque que les Erinyes, venues des entrailles de la terre, voudront impitoyable.

« Depuis le début, j’ai pensé qu’Oreste pouvait être aveugle. Quand on est aveugle, c’est le corps tout entier qui voit et rayonne » (Philippe Brunet).

1998, 2010, 2018 sont les dates principales de création des Choéphores et des Euménides. Durée 1h30.

Zeus, Zeus, regarde notre situation et vois
les petits de l’aigle, privés d’un père qui a péri
dans les enchevêtrements noueux et sinueux
de l’horrible vipère qui les enorpheline, et qui
les réduit à faim et soif, eux qui sont trop jeunes pour
rapporter le gibier du père jusqu’à leur abri.

Avec Yanis Cleret (Oreste), Hubert Devos (Pylade), Kristina Nicolaishvili (Electre, Nourrice), Violette Hu, Elisabeth Lefèvre, Ada Souchu (Chœur des Choéphores), Thomas Morisset (Voix d’Oreste et Portier), Georgiana Hatara (Clytemnestre), Yanis Cleret (Egisthe).

Texte français Guillaume Boussard et Philippe Brunet, musique François Cam, costumes Florence
Kukucka, lumières Eric Pelladeau, adaptation et mise en scène Philippe Brunet.

  1. L’Orestie : Les Euménides

 

Les dieux arrivent. Apollon, pour laver Oreste de sa souillure et pour chasser du sanctuaire
delphique les horribles monstres assoiffés de sang que sont les Erinyes vengeuses du droit maternel.
Et Athéna, dans sa cité sainte d’Athènes, au pied du rocher, sur la pente même du théâtre, pour les
transformer en bienveillantes, en Euménides. Devant les Propylées, au pied du Parthénon, devant
les symboles de la suprématie athénienne, après sa victoire sur le chaos des guerres médiques,
Athènes réinvente la justice et le principe du suffrage.

Iô, vous, les plus jeunes dieux, vous foulez du pied
Les vieilles lois, vous me les arrachez des mains !
Moi, sans honneurs, la malheureuse, courroux pesant,
Sur ce sol, aïaï,
Le venin, venin vengeur de mon cœur s’écoulera
Vers la terre, la
Stérile bave, puis
La lèpre – ô juste justice ! – qui dévaste et tue,
S’abattra sur la contrée,
Couvrant la plaine de miasmes destructeurs.

Avec Violette Hu (Pythie, Athéna), Nguyễn Thiện Tuấn Hoàng (Oreste), Gilles de Rosny (Apollon), Georgiana Hatara (Ombre de Clytemnestre et Erinye), Idaline Hamelin, Ada Souchu, Thomas Morisset, Kristina Nicolaishvili (Chœur des Erinyes), les Athéniens.
Texte français Aymeric Münch, musique François Cam, costumes Florence Kukucka, lumières Eric Pelladeau, mise en scène Philippe Brunet.