Ballet de l’Opéra de Lyon

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SOIRÉE DANSÉE À L’ESPACE PIERRE CARDIN

Trois ballets contemporains en une soirée… Tous différents, avec pour points communs la recherche, l’originalité, le rythme et le décousu, et le fait d’être tous trois au répertoire du Ballet de l’Opéra de Lyon. Benjamin Millepied, Russel Maliphant et William Forsythe étaient invités par le Théâtre de la Ville à l’Espace Pierre Cardin à Paris, du 2 au 12 mai 2018…

Sarabande. Nom féminin désignant une danse lente. Et aussi titre du ballet de Benjamin Millepied présenté à l’Espace Pierre Cardin. Sur des extraits de La Partita pour flûte seule et des Sonates et Partitas pour violon seul de Jean-Sébastien Bach, un danseur, puis deux, puis quatre, tous en chemise à carreaux ou rayée, tels des boyscouts adultes, dansent, se battent, s’amusent. Avec une bonne humeur et une énergie débordante. Cette sarabande fait penser à une amitié champêtre, douce et enfantine.

Après l’entracte, pour clore cette soirée dansante, c’est au tour de William Forsythe de présenter son ballet déstructuré Steptext, sur, de nouveau, une musique de Jean-Sébastien Bach : Chaconne de la Sonate n°4 pour violon seul en ré mineur. Là, la musique est coupée par moment. D’ailleurs, le ballet commence dans le silence. Seuls les corps bougent et créent leur propre musique. Puis, le violon démarre. Et la chorégraphie, au millimètre près, correspond exactement à cette musique qui commence, s’arrête et reprend. D’une façon qui semble au public aléatoire. Mais qui ne l’est certainement pas. Néanmoins, malgré la grâce des danseurs et la beauté de la chorégraphie, la magie manque à l’appel et on a tendance à trouver le temps un peu long.

Surtout que ce dernier ballet arrive après le deuxième qui, lui, nous emporte et nous emballe grandement. Il s’agit de Critical Mass de Russell Maliphant. Sur une musique évolutive et électro de Richard English et Andy Cowton, les danseurs Albert Nikolli et Leoannis Pupo-Guillen nous emmènent dans leur monde de sorties en boîte de nuit, de danse ivre dans la rue, de rythmes latinos… Ils nous font voyager à travers les danses, les époques et les pays, au son de cette musique hypnotique. On ne s’en lasse pas. C’est incroyable de beauté et de virtuosité. On est happé par leur énergie et leur complicité. Un bonheur d’une bonne demie-heure que l’on a envie de revoir encore.

Marion Mayer

Trio gagnant

Caché dans un parc près de la place de la Concorde, l’espace Cardin fut ce soir là un véritable écrin intimiste pour les danseurs du ballet de l’opéra de Lyon. Ceux-ci nous ont offert un magnifique moment de danse contemporaine. Trois grands noms du contemporain étaient en tête d’affiche : Benjamin Millepied, Russel Maliphant et William Forsythe. Les trois pièces présentées sont chacune entrées au répertoire du ballet de l’Opéra de Lyon à une dizaine d’années d’intervalle, de 1987 à 2011. J’ai pour ma part beaucoup apprécié cet ensemble extrêmement cohérent et harmonieux. Le rapport au ballet est sous-jacent mais pensé et représenté de trois façons différentes. La « Sarabande » enjouée de Millepied annonçait d’entrée de jeu la présence d’un certain classicisme à travers des danses aériennes sur des morceaux de Bach pour flûte et violon. Une très belle énergie se dégageait de ce quatuor masculin, dont la joie et l’énergie fougueuse étaient communicatives. La pièce « Critical Mass » de Russel Maliphant fut pour moi un vrai coup de coeur et un chef d’oeuvre du genre. A la fois ambitieuse mais aussi facile d’accès, ludique et grave, influencée par d’autres courants tels que les arts martiaux ou la danse latine, c’est une pièce extrêmement riche et surprenante. Les spectateurs se sont d’ailleurs fait avoir plusieurs fois, se mettant à applaudir à plusieurs reprises au cours de la pièce en pensant que cette dernière touchait à sa fin! Hé bien non, et je suis d’accord avec une spectatrice disant : « J’aurai voulu que ça ne finisse jamais ». On en ressort nous mêmes à bout de souffle, abasourdi par une performance extrêmement physique, à la beauté hypnotique. La mise en scène faite de musique électronique entrelacée d’échos urbains et de jeux de lumière nous captive et nous entraîne d’autant plus dans ce duel/duo dansant d’exception. L’oeuvre la plus ambivalente clôturait la soirée: avec « Steptext » de Forsythe, impossible de départager qui du moderne ou du classique prenait le dessus. De nombreux codes du ballet classique étaient présents, pour peut-être être encore mieux brisés par la suite. Iconoclaste de renom, Forsythe met en fond sonore du Bach et l’interrompt brutalement à intervalles réguliers! Les mouvements extrêmement précis, réguliers et saccadés s’enchainent, entre pas classiques et figures de « voguing » rendant les bras de ces danseurs classiques, d’habitude élégants et agiles, ici violents et agressifs. La figure féminine semble d’ailleurs vouloir s’émanciper de son carcan classique où, sans cesse encadrée par les figures masculines, elle cherche maintenant à se rebeller. Une pièce en somme toute très exigeante mais avec le recul, nécessaire. Trio gagnant en danse contemporaine pour la programmation du théâtre de la ville de Paris!

Hélène Chaland

Théâtre de la ville, espace Pierre Cardin. Il fait encore jour, l’air est lourd, la salle est pleine. L’Opéra de Lyon donne un ballet anonyme avec des danseurs anonyme. Les chorégraphies présentées, comme une anthologie de nouvelles en chaussons, s’intitulent “Sarabande”, “Critical Mass” et “Steptext”.

Les gens toussent, ta voisine mord dans son pain avec une concentration toute neuve. La lumière s’éteint, musique. Tu es déçue que l’accompagnement sonore soit pré-enregistré, ça grésille dans les hauts-parleurs. Pour Sarabande, ce sont des flûtes et des violons, extraits de Jean-Sébastien Bach.

Un homme apparaît, chemise à carreaux. Tu fixes la chemise et tu te dis que, définitivement, tu n’apprécies pas le contemporain. Et quand les autres danseurs le rejoignent sur scène, tu ne peux que constater l’effort mathématique : des chemises à rayures verticales et horizontales qui, additionnées, donnent celle à carreaux que porte le premier danseur. Tu hésites à quitter, là, tout de suite, tu n’aimes vraiment pas les chemises à carreaux.

Néanmoins il danse.

C’est vrai, la musique ne te plaît pas, les costumes non plus, mais tu aimes les corps. Les mouvements de hanches, de bras, de jambes sont d’une élégance prudente. Tu admires le choix du metteur en scène de ne faire danser que des hommes dans une sensualité qu’on aurait pu, à yeux mi-clos, d’abord accorder à une femme. L’exclusivité t’intrigue. L’homme seul, pourtant emmêlé à l’imaginaire de la femme, déconstruit la danse masculine avec une douceur effarante. La danse y devient un art androgyne, un ode à la masculinité sensible.

« Critical Mass », c’est autre chose. Déjà, on tombe les chemises à carreaux. Un combat côte à côte contre soi, c’est ce qu’il y paraît. Deux hommes jouent en miroir sans miroir. Des talents de corps dans ce qui a l’air, de loin, d’un combat de catch ou, plus tard, d’une leçon de danse latine. Un duel plus qu’un duo, la violence est lissée par le charme du corps à corps. Oh, les portées sont magnifiques, on s’en émeut dans l’émeute.

Le troisième acte, c’est « Steptext ». Ici, une présence féminine, lycra rouge et cheveux tirés, stricte. La femme est ballotée entre trois hommes qui s’attachent à danser avec elle. Elle passe, elle tournoie, elle joue avec eux comme ils jouaient entre eux. Dans une gestuelle qui s’apparente à l’esthétique du langage des signes, ils communiquent silencieusement. À quatre, le lecteur ne sait plus qui regarder sur scène, le rouge et le noir stendhalien ou bien les hommes qui se battent un peu plus loin ?

En somme, les trois chorégraphies étant chacune comme un bouquet de fleurs, compositions diverses cousues ensemble. C’était ouvrir une boîte de chocolat, les manger un à un en les savourant bien et constater soudain que la boîte est vide.

Non, pas une oeuvre qui ressort davantage. D’ailleurs tu ne saurais dire, finalement, si tu as aimé. Le ballet, dans son ensemble, te porte plus à croire à un travail ébauché, dont la finitude pourrait être grandiose, qu’à un spectacle déjà mis en salle rouge.

Valentine Lesser

L’espace Pierre Cardin, brillant de nuit dans le jardin des Champs-Élysées, accueille pendant les deux premières semaines de mai les danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon. En après-midi ou en soirée, les spectateurs peuvent s’asseoir confortablement dans les sièges rouges de la salle de théâtre récemment rénovée, comptant près de 700 places.

Trois œuvres sont jouées, amenant trois tableaux successifs, trois ambiances contrastées : Sarabande (2009), Critical Mass (1998) puis Steptext (1985).

Dans la première, quatre hommes en chemise à carreaux se cherchent, jouent et évoluent au fil de leurs pas et portés sur les Sonates et Partitas pour flûte et violon seuls de Bach. Baignés d’une lumière éclatante, l’on se sentirait presque devant une scène à la campagne, une journée d’été.

Dans la seconde, deux hommes, dans une lumière bleue tamisée, répètent inlassablement des motifs dansés. Puis, sur fond d’une musique de tango, ils se meuvent ensemble, se portent l’un l’autre pour aller plus loin, en parfaite harmonie… Le spectacle d’une proximité physique et d’une complicité masculines est émouvant. Mon cœur n’est pas le seul à s’être fait emporter à ce moment-là ; avant que le rideau noir ne tombe, les applaudissements et « bravo ! » n’en finissent pas de pleuvoir.

Dans la troisième, trois hommes et une femme vêtus de justaucorps communiquent par des mouvements codés de bras et par des pas longs et étendus, sur une chaconne pour violon seul de Bach entrecoupée. Par son habit rouge et sa hauteur impressionnante une fois sur ses pointes, la danseuse apparaît comme un objet de désir et les hommes, en noir, se confondraient presque avec le fond de la scène : je regrette cette polarisation, absente des premiers tableaux. La technique des danseurs est très impressionnante, bien que le justaucorps ne permet aucun mensonge sur la maigreur terrible de la jeune femme, dont les muscles saillent là où la chair se creuse au rythme de sa respiration.

Les danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon nous livrent ici des interprétations exceptionnelles, grâce à leur technique certaine mais aussi une sensibilité palpable. Si ma préférence va à Critical Mass, les trois scènes, bien que très différentes, se succèdent sans décalage pour nous faire vivre, pour reprendre les mots du théâtre de la Ville, un « bouquet d’intensités ».

Victoria Brun

Salle comble, le rideau se lève.

Un danseur sur scène, une musique classique.

Les airs de Bach s’enchainent, et au fur et à mesure des morceaux, les danseurs se multiplient.

Quatre hommes dansent aux rythmes de sonates. Les gestes sont fluides, la danse mélange contemporain et classique. Un phénomène intéressant se produit alors. Il semble que chaque danseur incarne une partie de la sonate, ou alors un instrument. Un mouvement est égal à un son ou un rythme. On pourrait presque ne regarder que la chorégraphie pour savoir quelle sonate est jouée.

Le rideau tombe. Les applaudissements fusent.

Puis, une lumière bleue, et une musique électronique. Deux danseurs exécutent la chorégraphie de Russel Maliphant nommée Critical Mass. Les deux hommes enchainent des figures impressionnantes dans lesquelles ils sont en déséquilibre et/ou en torsion. Parfois, leurs gestes sont synchronisés, parfois ils se servent l’un de l’autre pour en former, mais toujours ensemble.

Le rideau tombe. Les applaudissements fusent.

Un carré tinté d’une lumière blanchâtre apparait alors dans le fond de la scène. Un danseur en sort, puis commence à danser en silence. La Chaconne en ré mineur saccadée vient alors frustrer le rythme musical intérieur du spectateur, habitué à la première partie Sarabande. Maintenant, c’est la musique qui se pose sur la chorégraphie, et non l’inverse. Une seule femme danseuse et un justaucorps rouge flamboyant. Partagée entre les trois autres danseurs et meneuse de l’exécution en même temps, elle semble être la source de la cohésion.

Le rideau tombe, mais les yeux restent figés sur la scène.

Emilia Trifunovic

Mercredi dernier l’espace Pierre Cardin du Théâtre de la Ville de Paris accueillait les danseurs talentueux du Ballet de l’Opéra de Lyon.
Le spectacle est composé comme un triptyque : trois chorégraphes présentent leurs créations. Ainsi, le spectateur est invité à plonger dans les univers de Benjamin Millepied, avec Sarabande (2009), de Russel Maliphant, avec Critical Mass (1998), et de William Forsythe, avec Steptext (1985).

Devant la diversité des pièces présentées, le spectateur s’interroge sur l’essence même de la danse. Il découvre découvre dans un temps court, dans un espace unique et une scène nue, l’infinité des possibles qui compose l’univers de la danse. Les différentes compositions permettent de définir l’essence de la danse : elle est création.
Une scène, un corps, un morceau, et à chaque fois une découverte différente. Le tout est donc de composer justement, et cet exercice est réalisé avec élégance et talent par les chorégraphes. Benjamin Millepied propose un quatuor aérien, lumineux et gracieux. Le spectateur s’imagine aisément une relation de frères qui se chamaillent et s’entrainent, dans les mouvements puissants enchaînés avec énergie. Russel Maliphant présente un duo électrique, voir électronique, qui s’intéresse à la notion de répétition en danse sur les notes futuristes de Andy Cowton et Richard English. William Forsythe propose un pas de deux désarticulé, comme pour refléter un triangle amoureux recomposé. Il s’agit d’une création déstabilisante, qui inverse le rapport de la musique à la danse : la musique est adaptée au mouvement, et parfois même absente, éteinte, pour laisser place à la danse.

Une soirée intense, mais tellement plaisante, qui permet de découvrir en 1h30 trois chorégraphes principaux de la création contemporaine – une réussite !

Charlotte Boschen

Du 2 au 12 mai 2018, l’espace Cardin du Théâtre de la Ville accueillait la troupe du Ballet de l’Opéra Lyon, connue pour son répertoire vaste alliant formation classique et chorégraphies contemporaines. Cette fois-ci, les danseurs interprétaient trois pièces différentes : la première, chorégraphiée par Benjamin Millepied, s’intitulait Sarabande, la seconde Critical Mass, avec une chorégraphie de Russell Maliphant et la dernière Steptext, avec une chorégraphie de William Forsythe.

Lorsque le premier danseur entre en scène, il est vêtu d’une chemise et d’un pantalon, il vient se placer au centre du plateau en marchant et on pourrait croire que l’on va assister à une pièce de théâtre. Puis les premières notes de La Partita pour flûte seule de Bach résonnent dans le silence et tout à coup le spectateur est emporté par la grâce et l’agilité du danseur. En se déplaçant, il prend possession de l’espace, il l’habite et y invite ensuite trois autres danseurs sur les Sonates et Partitas pour violon seul de Bach. Le quatuor (composé de Sam Colbey, Alvaro Dule, Marco Merenda et Raul Serrano Nunez) évolue légèrement, comme porté par les notes de violon. Tantôt deux par deux, tantôt à trois, tantôt tous les quatre, ils proposent une composition toujours de concert, chacun proposant à son tour des mouvements que les autres reprennent. Une grande tendresse se dégage de leur danse dans laquelle les moments de séparation ou de danse en couple ne sont que d’autres moyens d’être ensemble.

La deuxième chorégraphie, interprétée par Albert Nikolli et Leoannis Pupo-Guillen, nous plonge dans une toute autre ambiance. La scène est plongée dans l’obscurité, seul un halo de lumière bleutée éclaire les deux danseurs. Une musique de Richard English et Andy Cowton envahit l’espace, une musique sourde, froide, presque violente. Albert Nikolli et Leoannis Pupo-Guillen ne quittent pas le halo, pourtant leur danse est empreinte d’une énergie sensuelle et désespérée. Les gestes se répètent en boucle en une tentative de fusion impossible des deux corps. Et lorsqu’ils se déplacent, ce n’est que pour éblouir encore plus les spectateurs. La chorégraphie s’achève sur une série de portés acrobatiques que le talent des deux artistes fait paraître d’une simplicité enfantine.

Quant à dernière chorégraphie, elle met en scène quatre danseurs : Julia Weiss, toute de rouge vêtue, Tyler Galster, Marco Merenda et Roylan Ramos, habillés entièrement en noir. Toujours empreinte de sensualité, cette chorégraphie est cependant moins émouvante que les deux précédentes. La Chaconne de la Sonate n°4 pour violon seul en ré mineur de Bach est entrecoupée de moments de danse silencieuse, faisant ainsi ressortir la pureté des gestes, mais couper brusquement la musique est aussi un risque de faire sortir le spectateur de son émotion. Là où l’on était séduit par la danse toujours en chœur des interprètes de la Sarabande de Benjamin Millepied, on reste un peu sur notre faim face à cette chorégraphie à quatre danseurs mais qui ne dansent que deux à deux. La lumière reste concentrée sur le couple composé par Julia Weiss et l’un des autres danseurs (qui l’accompagnent tour à tour), ce qui est regrettable pour le second couple qui mériterait plus de présence sur la scène. L’impression finale est néanmoins d’avoir assisté à un spectacle beau et sensuel, dont les trois parties s’enchaînaient avec la force de l’évidence.

Océane Le Bourhis

Le Mercredi 9 mai, le Ballet de l’Opéra de Lyon a présenté trois extraits de son répertoire à l’espace Pierre Cardin du Théâtre de la Ville : « Sarabande », par le chorégraphe Benjamin Millepied, « Critical Mass » par Russell Maliphant et « Steptext » par William Forsythe. L’absence de décors (à l’exception d’un paravent blanc posé au font de la scène pendant la représentation de « Steptext ») mettait en relief les différentes manières de danser et créait un lien entre les trois fragments si variés. Quatre danseurs ont présenté le premier extrait, « Sarabande ».  Habillés en chemises de couleurs différentes, tenues simples du quotidien, les danseurs semblaient représenter un groupe de jeunes hommes qui, tout en se bagarrant, exprimaient leur affection l’un pour l’autre. Des séquences avec un seul, deux, trois ou quatre danseurs alternaient et étaient introduites par l’interruption de la lumière. Ensuite, « Critical Mass » a été présentée par deux danseurs en chemises noires. Les mouvements étaient tantôt d’une synchronie parfaite tantôt asynchrones mais parfaitement harmonisés. Une rupture a été créée par une perte de cette harmonie qui a été accompagnée par un jeu de lumière et de brouillard morne. Le dernier extrait, « Steptext », a été présenté par trois danseurs en tenues noirs et une danseuse en tenue rouge. De brusques interruptions de la musique classique de Bach accompagnait ce « ballet de l’ellipse ». Plusieurs chorégraphies étaient interprétées simultanément, ce qui créait une ambiance chaotique et rythmique à la fois.

Annika Rasch
Photographie : Opéra de Lyon