Anne Teresa de Keersmaeker

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L’opéra national de Paris a l’honneur de nous présenter du 27 avril au 12 mai 2018 une suite de trois petits ballets contemporains de la très célèbre chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker. Ces trois petits ballets s’enchaînent très bien et montre une forte intensité de la part des danseurs.

Le premier ballet se nomme le quatuor n°4 dansé par quatre danseuses souvent placées en carré. Elles sont accompagnés par quatre musiciens jouant du violons dans les aigu de la musique de Béla Bartok. Cette musique aiguë monte et descend très rapidement, elle se montre comme un jeu pour les danseuses qui la suivent. Les danseuses occupent toute la scène et montrent une part de jeu et de séduction dans leur façon de danser et dans leurs expressions de visage. Elles sont toutes vêtues de noires et jouent avec leur costumes.

Le second ballet est nommé « la grande fugue », sur une musique de Beethoven. Il est composé majoritairement d’hommes puisqu’il n’y a qu’une seule danseuse. Ils sont tous habillés en costume masculin, y compris la femme. La volonté de la chorégraphe est de montrer le côté masculin mais aussi la chute qui est le grand thème de la grande fugue. Ils font beaucoup de sauts et il y a énormément de passages au sol pour montrer la chute.

Le dernier ballet, nommé « la nuit transfigurée », est différent des autres. Danseuses et danseurs mélangés dansent sur une musique de Schönberg dans un décor de forêt totalement reconstitué sur scène avec des arbres impressionnants et l’atmosphère sombre de la nuit. Ce ballet montre l’amour d’un couple qui se détache et se montre à travers différentes images. Ces images se remarquent à travers différents couples qui dansent tour à tour. C’est dans une ambiance de costumes assez romantiques et très légers qui volent.

Je vous encourage donc à aller voir ces magnifiques ballets proposés par l’opéra national de Paris.

Marine Pacreau

Le ballet de l’opéra d’Anne Teresa de Keersmaeker se produit actuellement au palais Garnier. Ce spectacle est constitué de quatre mouvements dansants d’une trentaine de minutes environ. Le nombre de danseurs varie entre quatre danseuses à une troupe d’une vingtaine de danseurs. Ils sont accompagnés par un orchestre d’instruments à cordes. Leur nombre varie aussi suivant les mouvements.

Les décors sont réduits à d’uniques jeux de lumières suivant l’ambiance voulue. Uniquement à la quatrième partie est mis en place un décor constitué de troncs d’arbres, de feuilles orange au sol. La lumière rasante créée des ombres très allongées sur la scène. Ce décor simple était très esthétique surtout que les danseuses portaient toutes des robes en tissu léger, mi-longues, de couleurs diverses. Ce tableau final était très poétique.

Quant aux autres parties, la lumière est principalement tamisée et orange. Sur les costumes : tailleurs noirs et chemise blanche ou ensembles noirs, la lumière se reflète plus ou moins. Ces jeux donnent des effets assez particuliers : les chemises rayonnantes et les pantalons se fondant dans le sol noir, donnent l’impression que les danseurs volent.

A l’inverse la combinaison des jupes noirs tournoyant sur la lumière blanche éclatante fait ressortir les jeux de jambes des danseurs et accentue la fluidité des mouvements de ces derniers.

La fluidité des mouvements des danseurs ainsi que les chorégraphies originales hypnotisaient le spectateur. Elles n’avaient pas de réel sens mais elles étaient parfaitement exécutées sur la musique.

J’ai pu constater cette parfaite coordination tout le long du ballet car les chorégraphies suivaient toutes le même schéma. Plus précisément,  elles étaient une continuelle alternance entre des mouvements synchronisés et de décrochages d’un groupe de danseurs. Cependant les mouvements pouvaient être similaires mais exécutés en canon. Dans ces situations, les danseurs les réalisaient avec le bon timing alors qu’ils ne regardaient même pas dans la même direction.

Pour conclure, ce ballet contemporain est très apaisant à regarder. Libre à chacun par la suite, d’imaginer sa propre histoire sur ces chorégraphies hypnotisantes.

Adeline de la Forest Divonne

 

Illustration : Opéra national de Paris