AMADEUS 100% MOZART / La Chambre Lamoureux – Salle Gaveau

Ce dimanche 16 décembre, je suis allé voir le concert 100% Mozart de la chambre Lamoureux, leur premier concert ! Jouer du Mozart, le plus grand représentant de la musique classique grâce à son génie, n’était pas un hasard. C’était en fait l’émotion qu’a réussi à nous transmettre l’orchestre : l’amour, la passion pour ce genre musical qu’est le classique. Le concert se tenait dans la salle Gaveau, à Paris, près de Miromesnil, la beauté des lieux couplée à celle de la musique rendait ce moment particulièrement agréable à vivre. Le spectacle se divise en trois parties, le Divertimento en ré K136, le Concerto pour violon n°5 et enfin la Symphonie n°29.

Le Divertimento en ré K136 était pour moi un mélange entre rythme et tranquillité, ce contraste tout au long de l’œuvre la rendait vraiment spéciale. Il faut souligner le fait que presque l’entièreté de l’œuvre est faite avec les cordes, l’harmonie entre les violons et les contrebasses était parfaite. Mozart n’est pas un compositeur classique que j’écoute souvent, pourtant la manière dont cette pièce a été jouée m’a vraiment donné envie de la réécouter. Le concerto pour violon n°5 était très intéressant ! De nouveaux acteurs s’ajoutaient à l’orchestre : deux hautbois et un solo au violon, il s’agissait d’Hugues Borsarello qui dirigeait également la chambre. Et quelle surprise ! Il était l’étoile sur la scène, tout le public était captivé par sa maîtrise du violon ! D’un point de vue général, cette œuvre fut pour moi très douce, apaisante, j’étais totalement transporté par le solo de violon. La fin du concerto se terminait par une mélodie vraiment entraînante digne du génie de Mozart. Ce concerto laisse place à un entracte, les musiciens qui furent brillants ont bien mérité leur pause afin de nous émerveiller à nouveau ! En effet la Symphonie n°29 était de toute beauté, c’est la pièce que j’ai le plus apprécié parmi les trois. Le jeu des hautbois est celui qui m’a laissé vraiment admiratif devant cette œuvre, ils rajoutent une douceur vraiment agréable à écouter.

Que dire de ce concert si ce n’est que tous les musiciens présents sur la scène ont été formidables ? Les applaudissements qu’ils ont reçus, surtout Borsarello, étaient amplement mérités et je les remercie de nous avoir comblés d’amour pour Mozart et sa musique tout le long du concert. Je les remercie aussi de m’avoir fait découvrir ces œuvres et de les réécouter encore aujourd’hui.

Angelo Tardanico

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C’est par un après-midi de grisaille parisienne que j’ai eu le privilège d’assister au concert « Amadeus 100% Mozart » par l’orchestre Lamoureux, à la salle Gaveau. Il fait bon de se réfugier dans cette salle chaleureuse, somptueuse et intimiste, en cette saison venteuse. L’horaire choisi est propice à la fameuse rêverie d’après-midi dominicale.

En un siècle d’existence, l’Orchestre Lamoureux s’est fait un nom sur la scène culturelle parisienne. Ce nom ne m’était pas inconnu, toutefois je n’avais encore jamais assisté à un de ses concerts. C’est donc une première pour moi, en plus d’être une première pour l’Orchestre Lamoureux qui inaugure la « Chambre Lamoureux ». Il s’agit d’une formation orchestrale plus restreinte qui renforce le caractère intimiste : on se croit conviés dans le salon d’une marquise au XVIIIème siècle.

Le premier violon, Hugues Borsarello, est un soliste renommé et conseiller artistique de l’Orchestre Lamoureux. Il dirige lui-même l’orchestre, alternant ainsi avec ses parties solo. Cette complicité entre les musiciens se transmet agréablement au spectateur.

Le programme proposé à tout pour plaire à la grande adepte de Mozart que je suis. Il propose un angle d’approche intéressant puisqu’il regroupe essentiellement des œuvres de jeunesse de Mozart. L’orchestre entame le Divertimento en Ré K136, une œuvre de style galant. Enjouement et légèreté sont les maîtres-mots de cette œuvre dont le charme opère immédiatement. Vient ensuite le concerto pour violon n°5 qui s’ouvre sur un Allegro aperto dynamique et entrainant pour découler ensuite sur Adagio tout empreint de douceur. On se sent divinement bercé. C’est enfin le Rondo qui vient agréablement nous surprendre, rythmé notamment par les basses lors d’un final endiablé. L’orchestre nous réserve la Symphonie n°29 pour la seconde partie. Le premier mouvement, plutôt célèbre, annonce la couleur. La composition est énergique et nous nous retrouvons à plusieurs à battre doucement la mesure du bout des doigts. Deux hautbois et deux cors ont rejoint la formation. Après le beau jeu de questions-réponses du Menuetto, nous terminons sur la note particulièrement joyeuse de la Coda finale.

Le choix des œuvres et la douceur juvénile qu’elles apportent tombent à point à l’approche des fêtes et je ressors rayonnante de ce beau moment musical, avec les yeux brillants de l’enfant qui vient de recevoir un joli cadeau.

Alwina Najem-Meyer

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Se rendre dans une salle de concert pour écouter de la grande musique, c’est toujours s’avancer dans un espace inconnu, c’est toujours une surprise, cela revient à accepter de s’abandonner tout entier un moment à un autre chemin que celui, linéaire, de la vie des habitudes et du travail. Que l’on soit préparé ou non à cet écart, on est ravi le temps de l’écoute.

Ce dimanche 16 décembre 2018, c’est à la salle Gaveau que j’ai vécu un de ces ravissements, comme à chaque fois, quasiment, que j’entre dans une salle de concert. La chambre Lamoureux, fraîchement créée, y jouait pour l’occasion trois morceaux du répertoire de Mozart. Ces trois oeuvres, que l’on pourrait dire « de jeunesse » si l’on pouvait vraiment qualifier d’une telle manière les oeuvres de Mozart, ont une énergie et un éclat éblouissants. Le divertimento, composé par Mozart alors qu’il n’était âgé que de 16 ans, a ouvert le concert avec un enthousiasme fougueux et avec la finesse et le délicatesse que l’on peut entendre à chaque note, à chaque mouvement, de chaque morceau de Mozart. Tout au long des trois morceaux, ces premières impressions se sont prolongées en flammes, fougue, joie, transport, infinie légèreté, puissance… Le concert semblait afficher partout, à tous les balcons, sur tous les visages, les sourires, les corps dansant piégés dans des fauteuils : « Joie, Jeunesse, Grandeur ». Cependant cette joie n’est jamais naïve ou mielleuse, elle respire et vous emporte avec elle, elle fait penser, elle est à la fois extase et légèreté. Une extase légère ? Est-ce possible ? Mozart répond un grand « oui » par sa musique. Ce premier morceau constitue une brève et frappante démonstration du génie de Mozart.

A partir du concerto pour violon, l’orchestre s’étoffe de vents et d’un violon soliste : Hugues Borsarello, qui s’occupe aussi de diriger l’orchestre. Porté par les vents, le chant pur et parfait du violon, dont la rareté m’a fait découvrir à nouveau le son du violon que je pensais n’avoir jamais entendu, glisse et taille dans le fleuve-orchestre des veines d’or. C’est l’aisance et la simplicité qui caractérisent le mieux, je crois, les volutes du violon soliste au sein de l’orchestre.

Ainsi, toujours poussé vers le jeune et fougueux génie de Mozart, je fus emporté par l’orchestre. Cependant quelle ironie et quelle tristesse, de voir devant le tableau musical sans défaut de la Jeunesse, exprimée avec légèreté et élégance, une assemblée cacochyme dont la jeunesse était plus qu’absente ! Enfin, ce concert aura peut-être au moins servi de fontaine de jouvence pour le public parisien des salles de concert…

Achille Di Zazzo

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Un concert « 100 % Mozart », et dans le cadre superbe de la prestigieuse salle Gaveau, voilà un programme réjouissant pour la création du nouvel orchestre de chambre de l’orchestre Lamoureux !

Des mélomanes avertis, des jeunes curieux et même des enfants enthousiastes : le compositeur autrichien a attiré une foule hétéroclite pour ce concert qui lui était entièrement dédié par la Chambre Lamoureux, dirigée depuis le pupitre de premier violon par Hugues Borsarello. Ce dernier faisait aussi office de violon soliste lors de l’exécution du Concerto pour Violon n°5.

L’esprit des spectateurs était tendu vers la scène, tandis que les musiciens interprétaient magistralement le Divertimento en ré K136, le Concerto pour violon n°5 et la Symphonie n°29. Le jeu précis et dynamique des instrumentistes rendait à merveille l’esthétique de Mozart, son alacrité joyeuse, d’une simplicité trompeuse, quoique d’une réelle profondeur. On a le sentiment que le compositeur a été parfaitement respecté et compris.

En somme, la magie lumineuse de Mozart a encore une fois opéré, pour un concert inoubliable !

Claire De Mareschal

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Quand on parle de musique classique, un nom est connu de tous, du plus ignorant au plus aficionados, celui de Mozart. Ce compositeur autrichien du XVIIIe siècle est le représentant le plus célèbre du genre de ce qu’on appelle le style classique, dont l’apogée musicale s’est faite du milieu du XVIIIe siècle au début du XIXe siècle. Si la période n’est pas des plus longues, elle est cependant très riche en compositions dont tout le monde pourra reconnaître tel ou tel morceau. Car son harmonie en a fait l’un des styles les plus écoutés, et surtout des plus joués parmi les orchestres. Le dimanche 16 décembre 2018 s’est déroulé, dans un beau quartier du 8e arrondissement, la représentation d’Amadeus 100% Mozart par l’orchestre Lamoureux, qui, comme son nom l’indique, s’est attaché à jouer certains grands morceaux de ce compositeur de génie.

Mais l’Amadeus 100% Mozart a été l’occasion de rencontrer une nouvelle formation de l’orchestre Lamoureux, avec la Chambre Lamoureux. C’est un orchestre de chambre dont nous avons testé les débuts ce dimanche. Sur scène, une vingtaine de musiciens se tenait face aux spectateurs. Les orchestres de chambre sont en effet de petits orchestres. Durant cette représentation, la réduction du nombre de musiciens donnait une certaine proximité avec les spectateurs. L’orchestre était composé d’une majorité de violons, de plusieurs types, de quelques violoncelles et de contrebasses, et de deux hautboïstes. Cette simplicité dans les instruments rappelle la simplicité rigoureuse du style classique.

A la tête de la représentation se trouvait un violoniste solo, qui en plus de jouer, dirigeait l’Orchestre, Hugues Borsarello. Et avec lui vient tout l’intérêt de ce à quoi nous avons pu assister, l’énergie. Autant Borsarello, tantôt face aux spectateurs, tantôt face à ses musiciens, qu’un contrebassiste à l’arrière, étaient guidés par la fougue que la musique de Mozart leur insufflait. Furent jouées 3 compositions de ce dernier. La première était le Divertimento en ré K136, on peut y découvrir le style de Mozart. Ce premier morceau n’était joué qu’avec les instruments à corde. Comme nous l’avons ensuite compris et entendu jusqu’à la fin de la représentation, l’affection de Mozart allait toujours vers une musique en mouvement, allant d’un rythme tantôt lent, tantôt rapide. La suite, le Concerto Pour Violon n°5 poursuivait toujours ce rythme, mais avec l’apport de deux hautbois. Nous avons également entendu de nouvelles sonorités, mais malheureusement, le placement dans la salle ne nous a pas permis d’identifier la provenance de l’instrument. C’est durant ce concerto que le violon solo, en la personne de Hugues Borsarello, a pu s’exprimer et montrer sa virtuosité, pendant des séquences d’alternance de jeu entre le soliste et l’Orchestre. Le dernier morceau était la Symphonie n°29. C’est vraiment à ce moment-là que nous avons pu remarquer le jeu des hautboïstes, mis en valeur par les cordes alentours. C’est par un rappel du thème dominant du morceau que se termine cette symphonie.

Cette représentation a été un moment mémorable. Tout était réuni pour passer un moment de divertissement sous la musique d’un des plus grands compositeurs de l’histoire. Les musiciens étaient tous présents, et leur jeu agréable. On peut alors s’étonner du fait que la salle n’était pas complète, bien que l’engouement des spectateurs présents fût bien là.

Maximilien Agnes

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Photographe : David Nicolas Parel

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